Philippe Oudin pour l’ensemble de son œuvre de restauration architecturale en Charente-Maritime

Rapport de Jean Combes

Philippe Oudin, architecte en chef des Monuments historiques depuis 1979, s’est vu confier par le ministère de la Culture les départements de la Charente-Maritime et de la Charente pendant de nombreuses années (Charente-Maritime de 1980 à 2005 ; Charente de 1983 à 1998). Pendant ces décennies, il a restauré de nombreuses églises romanes de Saintonge, des abbayes, des châteaux et de riches demeures des XVe et XVIIIe siècles. Il a participé au programme de réutilisation de ces monuments, établi et réalisé les projets de leur aménagement et de leur mise en valeur. Ces restaurations d’une exceptionnelle qualité lui ont valu de recevoir des prix prestigieux : prix Europa Nostra, en 1989, décerné par American Express pour la restauration de l’église de Saint-Sornin ; prix Master Art, en 1993, pour les travaux réalisés au château de Dampierre-sur-Boutonne.
Nombreuses sont les restaurations charentaises et charentaises-maritimes marquées de son empreinte talentueuse, notamment les châteaux de La Rochefoucauld, de La Jarne, de Barbezieux, de l’Oisellerie à La Couronne, l’hôpital neuf de Pons ; la maison de l’Empereur à l’île d’Aix, le pont-transbordeur du Martrou, l’église Notre-Dame à Royan ; les fortifications de Brouage et de Fouras ; le prieuré de Trizay ; l’abbaye royale de Saint-Jean-d’Angély et l’abbaye de Sablonceaux, son monument préféré dont il a refait entièrement l’abbatiale.

Philippe Oudin affectionne tout particulièrement les visites de chantier qu’il a fréquemment effectuées accompagné de Patrice de Oliveira pendant près de vingt ans. Dans les travaux qu’il a conduits, il a toujours su retrouver l’âme des monuments qui lui ont été confiés. La légende veut que Philippe Oudin vive sur une autre planète, quais inaccessible et difficile à contacter, quel que soit le mode de communication utilisé ! Cette légende, je peux le certifier, n’aucun fondement. En fait, ce grand architecte que nous aimons tous, et admirons, est toujours branché sur la bonne longueur d’onde. Il faut seulement savoir la décrypter…