Historique


Remise des prix 2016

La prochaine séance publique annuelle de Remise des Prix de l’Académie de Saintonge aura lieu

le dimanche  2 octobre 2016 à 14 h 30,
salle Jean Gabin,
112 rue Gambetta à Royan

Plan d’accès :

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Plan d’accès à la salle Jean Gabin, 112 rue Gambetta, Royan

Christine de PonchalonLe palmarès 2015 de l’Académie de Saintonge

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Robert Favreau pour le tome II de la collection Histoire de l’Aunis et de la Saintonge

Grand Prix de l’Académie de Saintonge

Collection Histoire de l’Aunis et de la Saintonge, volume sur l’époque médiévale de Robert Favreau, éd. Geste.

Rapport : Alain Michaud

Robert FavreauIl était impensable que, tôt ou tard, le grand prix de notre Académie puisse échapper à la Collection Histoire de l’Aunis et de la Saintonge, lancée  par notre ancien directeur de l’Académie de Saintonge et grand mentor de l’histoire régionale Jean Glénisson qui nous a quitté il y a quelques années et dont le travail est poursuivi aujourd’hui avec rigueur et fidélité par Marc Seguin.. Jean Glénisson souhaitait remplacer l’Histoire de Massiou, publiée au début du XIXe siècle et évidemment très démodée, par une collection en 6 volumes. Sont déjà parus le tome 1″Des origines à la fin du VIe siècle aprés Jésus-Christ » sous la direction de notre collègue Louis Maurin, et le tome 3 « Le début des Temps modernes 1480-1610 », de Marc Seguin. En attendant les ouvrages sur les XVIIe,  XVIII et XIXe siècles, le volume qui parait cette année, le tome II, consacré à l’histoire médiévale, est dû à Robert Favreau : ce grand médiéviste que l’abondance de ses travaux ainsi que ses compétences d’épigraphiste distinguent comme le spécialiste incontesté de l’histoire du Moyen Age dans le Centre-ouest

Archiviste paléographe de formation, il passe sa thèse de l’Ecole des chartes en 1957, travaille pendant 11 ans  dans le cadre des Archives de France, devient directeur des Archives du Maine-et- Loir et passe une thèse de doctorat d’Etat en 1974 sur la ville de Poitiers à la fin du Moyen Age. Professeur à l’Université de Poitiers, directeur du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale de 1981 à 1993, il est élu en 1991 membre correspondant de l’Institut de France (Académie des inscriptions et belles-lettres).

Robert Favreau reste fidèle au Poitou qui l’a vu naître comme l’indiquent les nombreux ouvrages qu’il a consacrés à cette région, mais aussi à l’Aunis et à la Saintonge. Ce ne sont pas moins de 40 volumes qu’il a publiés seul ou en collaboration et environ 120 articles. Il a rédigé la partie médiévale des histoires de La Rochelle, de Cognac, de Saint-Jean-d’Angély, publié des volumes de sources anglaises et rochelaises. Mais comme si l’ensemble de ses recherches n’étaient pas en elles-mêmes une raison suffisante, c’est plus particulièrement à la publication du tome II de l’Histoire de l’Aunis et de la Saintonge, somme de ses travaux sur le Moyen Age régional, que nous avons décidé de lui attribuer le grand prix de notre Académie.

Robert Favreau continue de publier. Il vient de faire paraître les registres de délibérations de la ville de Poitiers au XVe siècle ; il pense à une vie quotidienne dans les villes de l’ouest. Il ne cessera de poursuivre ses fructueuses découvertes, suivant en cela la lignée des grands bénédictins du Moyen Age et de l’Ancien Régime auquel il s’est identifié.

Pascal Perennes, pour son action au sein de Poitou-Charentes Cinéma

Prix de l’Innovation René Coutant

Pascal Perennes, pour son action au sein de Poitou-Charentes Cinéma afin de développer le tournage de films dans la région.

Rapport : Bernard Mounier

shapeimage_2Avis aux professionnels du cinéma : « Le cinéma en Poitou-Charentes est un art de vivre. Les décors naturels ne manquent pas : diversités des paysages, beauté des villes et des espaces ruraux, c’est une terre de cinéma. Avec Poitou-Charentes-Cinéma, la Région travaille pour vous et détecte les talents et les lieux qu’il vous faut. Le Poitou-Charentes et vous, c’est du cinéma et ça crève l’écran ! »

Roulement de tambour et musique, de film bien entendu. C’est Pascal Pérennès qui parle, lui-même auteur, producteur, réalisateur, ayant créée  la commission régionale du film en Poitou-Charentes, laquelle, devenue Poitou-Charentes-cinéma, il dirige depuis 10 ans.

Ce qui n’est pas une mince affaire. Avec un fond d’aide tournant aux alentour de 4 millions d’euros, PCC incite les producteurs à venir tourner sur notre territoire, accompagne les réalisateurs dans la mise au point de leurs projets, offre aux enseignants les moyens de placer la culture cinématographique dans leurs programme, soutient les festivals dédiés à l’image, encourage les communes à se doter d’installation de projection numérique…

Ces actions contribuent à la vie culturelle du territoire tout en générant des retombées  économiques non négligeables. Par exemple : Mammuth de Gustav Kerven avec Gérard Depardieu, tourné à Saint Palais et à Pons, a bénéficié d’une aide de 25.000 € répartie entre la Région et le Département de la Charente Maritime. Les retombées locales du tournage peuvent se chiffrer à plus de 500.000 €,sans compter les figurants et les personnels techniques recrutés sur place. On obtiendrait la même relation de cause à effet pour Alceste à Bicyclette dans l’île de Ré ou Hôtel de la plage à Ronce les Bains. Quand aux retombées en termes de communication touristique, elles sont évidentes auprès des millions de spectateurs. En dix ans, 90 longs métrages de fiction, 100 téléfilms, 121 documentaires, ont été aidés par la Région et les départements, essentiellement ceux de Charente et de Charente Maritime. Des films d’animation produits à Angoulême se retrouvent chaque année  Césarisés !

Pascal Pérennès est en quelque sorte le deus ex machina du cinéma en Poitou-Charentes. Cela valait bien le coup de projecteur que notre académie lui envoie en lui décernant le prix René Coutant de l’innovation qui va lui être remis par Roselyne Coutant.

Rémi Polack, sculpteur

Prix Cognac Chabasse

Rémi Polack, sculpteur

Rapport : Alain Quella-Villéger

maxresdefaultSculpteur et plasticien, Rémi Polack vit à La Rochelle où l’un de ses bronzes de grande taille est visible sur le front de mer : « L’homme poisson », modèle du genre, très représentatif de son travail.

Ces sculptures sont comme des mots posés debout face au large, des paroles dressées verticalement mais avec cette originalité que la sculpture n’est pas bavarde, et même que « certains passent à côté d’elle / et ne la voient pas / Son offrande est si vaste qu’elle est silencieuse ». Je cite ici Jeanne Benameur, car c’est peut-être finalement dans le texte même du recueil De bronze et de souffle, nos cœurs paru en 2014 avec des gravures de Rémi Polack (aux éditions Doucey) qu’il faut aller chercher mieux que le commentaire, l’écho, la réverbération. Je retiens : « parfois un monstre marin / parfois le sourire d’une femme ou l’absence d’une main ».

Le son n’est pas prohibé, toutefois, dans votre quête : pour un spectacle-performance à venir (Ex voto), on retrouve Pascal Ducourtioux, également lauréat cette année.

Face à cette œuvre, face à ces gravures en noir et blanc, j’ai pensé au regretté sculpteur François Cacheux, dont le style ne ressemblait en rien à celui de Rémi Polack – sauf qu’il se ressourça longtemps à l’Atlantique saintongeais de Mortagne-sur-Gironde – ; j’y songeais à cause des impressions communes que m’inspire leur travail : le combat avec la puissance des sentiments, un optimisme qui défie l’éphémère, un certain tremblement, du vertige, l’obsession du mouvement, l’énergie surtout ! Un ouvrage de Jeanne Bénameur s’intitule Les Insurrections singulières, ce pourrait être, il me semble la ligne directrice de votre travail et de votre talent.

Jean-Paul Jaud, réalisateur, pour son film « Libres »

Prix de la ville de Royan

Jean-Paul Jaud, réalisateur, pour son film « Libres »

Rapport : Nicole Bertin

Jean Paul Jaud 1La Charente-Maritime compte des cinéastes dont Jean-Paul Jaud qui présente en 2015 son dernier film « Libres ». Libres comme l‘air, libres de parler et de s’interroger sur le futur de la planète après les terribles accidents nucléaires de Tchernobyl et Fukushima.

C’est la nature qui a forgé le caractère de Jean-Paul Jaud. Né à Etaules, il a passé sa jeunesse chez son grand-père dans la presqu’île d’Arvert, entre terre et mer. Sa personnalité toute entière a été façonnée par l’authenticité et cette volonté de préserver un cadre de vie qui donne à l’homme la possibilité d’évoluer en toute liberté.

Pour montrer qu’il y a une autre façon de traiter la Terre que de l’asphyxier, il a choisi le cinéma en délivrant des messages forts : « Un jour, nos enfants nous accuseront ». Libres, son dernier film diffusé en avant première dans la région, traite du nucléaire et de ses conséquences. On y apprend qu’en décembre 1999, la centrale du nucléaire du Blayais, dont une partie des structures avait été envahie par les eaux d’un raz-de-marée, a échappé de justesse à un accident gravissime. Et nous aussi par la même occasion…

Jean-Paul Jaud a fréquenté le lycée Eugène Fromentin à La Rochelle – avec Alain Bougrain Dubourg !- puis l’Ecole du cinéma Louis Lumière. Dans les années 1980, il réalise des émissions en direct de la chaîne Canal+ et plus particulièrement les matches de football. À partir de 1992, il se consacre à des documentaires sur le terroir, dans la collections Quatre saisons en France : Les Quatre Saisons du berger, Quatre saisons entre Marennes et Oléron ou encore Quatre saisons pour un festin. Il a écrit et réalisé le film « Un jour, nos enfants nous accuseront », un documentaire environnementaliste produit au cinéma et diffusé par Canal+. Il a également réalisé « Severn, la voix de nos enfants » sorti en salle en novembre 2010. Ont suivi « Tous cobayes » en 2012 et « Libres » en 2015. Il dirige la société J+B Séquences avec son épouse Béatrice.

 

Roland Fauconnier pour « Henri Fauconnier conquêtes et renoncement »

Prix de la Haute Saintonge

Roland Fauconnier pour Henri  Fauconnier conquêtes et renoncement, éd. du Pacifique

Rapport : Alain Braastad

51axYn07G2L._SY344_BO1,204,203,200_Nous avons tous entendu parler d’Henri Fauconnier, originaire de Barbezieux, prix Goncourt pour son livre Malaisie publié chez Stock en 1930. Bestseller de l’époque et dont les rééditions dans de multiples langues se sont succédées jusqu’à nos jours. Mais le connaissions-nous ? Estime, connaissance et admiration du peuple malais, civilisation dont il apprend la langue, ce qui était une attitude inédite surtout dans ce monde dur de planteurs coloniaux expatriés. De formidables descriptions d’une jungle encore naturelle, une forêt vierge magnifique, un paradis. Ces descriptions aussi sont alors nouvelles dans la littérature française.

Ce livre du fils, fin psychologue, grâce à une abondante et stupéfiante collection de lettres familiales (4000 lettres analysées et étudiées depuis dix ans), nous introduit dans la vie quotidienne pleine d’affection et de force mais aussi de contradictions (les renoncements) de son père.
– Une enfance heureuse, une mère possessive avec une forte morale, ambitieuse pour ses enfants, mais tempéré par une fratrie, une bande nombreuse qu’Henri, l’ainé, mène tambour battant,
– Puis sa fuite de l’étreinte familiale licence en droit en poche, son voyage en Extrême Orient, sa vie de planteur en Malaisie, la guerre de 14/18, mais écrire est sa passion, son obsession. Pourtant, après Malaisie, le Goncourt et un second recueil,  il y a toujours une urgence qui dérange l’artiste et relègue son écriture à plus tard.

Le livre nous promène dans le groupe dit de Barbezieux avec sa sœur Geneviève, elle aura le prix Femina 1933 pour Claude, son ami Jacques Boutelleau dit Chardonne (grand prix de l’Académie Française pour Claire en 1932), et l’annexe jarnacaise avec Germaine Boutelleau sa sœur ainée, traductrice de grands romans anglais et américains, épouse de Jacques Delamain (Pourquoi les oiseaux chantent couronné par l’Académie Française en 1928), Maurice Delamain l’ami aux Editions Stock. D’où vient ce gène, cette atmosphère qui  produit, façonne à un moment donné dans un lieu et un milieu déterminé cette éclosion de passionnés d’écriture ?

Roland a eu raison de nous faire revivre ce père. C’est une histoire vraie, tirée de vraies lettres, ponctuée d’émotion, d’humeur, de bonheur, de chagrin, de foi, d’espoirs déçus et une introduction à la (re)lecture de Malaisie.

Bertrand Coudein pour son travail à la tête de la Société des amis de l’île d’Aix

Prix de la Mer – Aquarium de La Rochelle

Bertrand Coudein pour son travail en faveur de l’environnement et du patrimoine à la tête de la Société des amis de l’île d’Aix

Rapport : Jacques Bouineau

pt8165Dans le prologue de l’Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire (22 avril 1815), Benjamin Constant écrivait pour Napoléon : « Depuis que nous avons été appelé, il y a quinze années, par le vœu de la France, au gouvernement de l’Etat… Nous avions alors pour but d’organiser un grand système fédératif européen… Pour parvenir à le compléter et à lui donner toute l’étendue et toute la stabilité dont il était susceptible, nous avions ajourné l’établissement de plusieurs institutions intérieures, plus spécialement destinées à protéger la liberté des citoyens. Notre but n’est plus désormais que d’accroître la prospérité de la France par l’affermissement de la liberté publique… »

La déroute de Waterloo vient, le 18 juin, ruiner cette entreprise. Le 12 juillet, Napoléon est à l’île d’Aix. Le 14, il se met sous la protection des Anglais, qui le trahissent en dirigeant le Bellerophon vers Sainte-Hélène et non vers l’Angleterre.
L’île d’Aix respire encore aujourd’hui un peu au rythme de cette ombre formidable. Le général Gourgaud, qui lui fut fidèle jusqu’au bout, continue, lui aussi, par les soins de son descendant, d’animer les lieux. Aujourd’hui, la Société des Amis de l’île d’Aix, tels les porteurs de la flamme olympique, tient à bout de bras ce fabuleux héritage. Créée par le baron et la baronne Gourgaud en 1927, elle a au départ pour objectif de perpétuer le souvenir du passage de l’empereur dans l’île en juillet 1815. Le musée napoléonien est installé par le baron Gourgaud dans la maison du commandant de la place  où Napoléon avait été logé… le musée Africain est créé, et  quatorze maisons sont achetées par que la baronne Gourgaud dans le but de loger des personnes modestes, afin d’enrayer la dépopulation de l’île. Aujourd’hui, la Société des Amis de l’île d’Aix mène quatre actions : culturelle (entretien du patrimoine historique), sociale (entretien des maisons), touristique (entretien de l’hôtel Napoléon), environnementale (en particulier le reboisement de l’Anse du Saillant).

Un véritable travail de fidélité au souvenir et de préservation du patrimoine local, que l’Académie est fière de récompenser.

Trois associations historiques et leurs revues

Prix Madeleine La Bruyère

Trois associations historiques et leurs revues Roccafortis, Les Annales du Greh, Écrits d’Ouest.

Rapport : Claude Pajany

Cette année, à la (généreuse) suggestion du fondateur du prix, François Julien Labruyère,  trois revues régionales reçoivent un prix Madeleine La Bruyère :

Ecrits d’Ouest : revue, crée en 1992, publiée annuellement par la Société Rochelaise d’ Histoire Moderne et  Contemporaine sur  l’histoire, la littérature, l’art de la Charente, la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres,  la Vienne et  la Vendée. Les fondateurs tiennent  à inclure ce département « tant il est vrai  que sont forts les liens qui  unissent des populations ayant , au fil des siècles, mêlé leur sang, leurs inclinations et leurs idées ». Le numéro de 2014, actualité oblige, proposait  des articles, sur la région, en lien avec la guerre de 1914.

Les Annales du G.R.E.H. : le G.R.E.H. ou Groupe de recherche et d’études historiques saintongeaises est une association culturelle fondée en 1978 à Segonzac dont le but est d’aider et de soutenir les chercheurs et les étudiants dans leurs travaux  historiques. L’association publie annuellement «  Les annales du G.R.E.H. » qui regroupent les textes des conférences mensuelles proposées au public. Exemple de  sujets traités : « Evolutions techniques des systèmes de défense sur notre littoral charentais du XVIIe au XIX e siècle » .

Roccafortis :  bulletin bisannuel de la très ancienne Société de Géographie de Rochefort  (créée début du XIX e siècle). Les premières publications datent de 1842. Camille Gabet, érudit rochefortais et membre de notre Académie,   a joué un rôle très important dans son renouveau dans les années 1960. Depuis 1964, son bulletin porte le nom de Roccafortis et traite de sujets très variés, géographie, histoire, archéologie…et permet de mettre en évidence des faits oubliés de la vie locale.

 

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Jean-Pierre Chalot pour son action au Théâtre du petit Marseille

Prix de la Ville de Rochefort

Jean-Pierre Chalot pour son action au Théâtre du petit Marseille

Rapport : Pierre Dumousseau

oedipe-roi-par-le-theatre-du-petit-marseille_2970184-LJean-Pierre Chalot est né en 1951 dans l’Allier, mais il vit et travaille à Rochefort.

Il a enseigné les Arts Plastiques au collège Pierre Loti pendant 37 ans… cela expliquant sans doute les soins tout particuliers apportés aux décors et à la lumière dans chacun de ses spectacles.

Passionné de théâtre, il a fondé le Théâtre du Petit Marseille en 1978 et  en demeure le président.

Tour à tour auteur dramatique, metteur en scène,  scénographe, décorateur, costumier, régisseur… et j’en passe certainement… bref, le rôle dévolu à tout directeur de troupe digne de ce nom !  Il a animé et su assurer la pérennité d’un lieu théâtral dans les locaux des Anciens Bains-Douches rochefortais.

Plusieurs de ses spectacles ont été présentés en Avignon, au Festival Off, mais aussi en Allemagne ou au Québec.
Beaucoup se souviennent de la Cinéscénie « Le Passé Simple », jouée pendant 10 ans à Nieul-sur-l’Autize.

En 2015 il présente sa dernière création théâtrale, en tant qu’auteur et metteur-en-scène : Les Temps Jumeaux.

Outre les propres pièces de Jean-Pierre Chalot, dont on pourra citer Les Châteaux d’Orage,  La Vallée de l’Ombre ou la fameuse Faits d’Hiver , les rochefortais ont pu, apprécier quelques grands « classiques » du répertoire : de Sophocle à Queneau, en passant par Goldoni, Molière, Maupassant, Loti,  Alain-Fournier, Jarry ou Garcia-Lorca.

Enfin il a été lauréat de prix prestigieux, tel le prix Paul Gautier du Lyon’s Club, et fut classé par Sud-Ouest parmi les « 2000 qui ont fait le siècle ».

Pour ses dernières  créations, mais aussi pour l’ensemble de son œuvre au sein de la communauté rochefortaise, je suis heureux de remettre à Jean-Pierre Chalot le prix « Ville de Rochefort » décerné par l’Académie de Saintonge à un immense ambassadeur du spectacle vivant.

Evelyne Delaunay pour l’Auberge du caviar de Saint-Seurin d’Uzet

SONY DSCPrix de la communauté de communes Royan Atlantique

Evelyne Delaunay pour l’Auberge du caviar de Saint-Seurin d’Uzet

Rapport : Bernard Mounier

 

Evelyne Delaunay, titulaire d’un DEA en sciences économiques et sociales et d’un autre en didactique des langues, enseigne à Poitiers, en Egypte, à Paris, au Carel à Royan avant de rejoindre son actuel domicile de Chenac-Saint-Seurin-d’Uzet. Depuis 2008, active en tant qu’élue municipale, elle participe au réveil patrimonial de la commune. C’est ainsi qu’elle rencontre et assiste un personnage haut en couleur et porteur de connaissances historiques exceptionnelles, René Val, décédé en 2014.

Ce dernier avait passionnément recherché et rassemblé, durant toute sa vie, les archives d’une affaire qui fit la gloire de Saint-Seurin après 1917 : la pêche de l’esturgeon sauvage et la fabrication du caviar de la Gironde. Un événement gastronomique autant que rémunérateur pour les pêcheurs du lieu, qui prit fin, hélas, en 1982 avec l’interdiction de la pêche de ce poisson emblématique, pour cause de protection de l’espèce.

Il y avait là une histoire à raconter et à préserver, d’autant que celle-ci avait suscité l’intérêt du célèbre entrepreneur Pierre Bergé, saintongeais de naissance, qui avait acheté l’ancienne Auberge du Commerce dans l’idée d’y aménager un musée du caviar. Finalement, grâce au dynamisme affiché par Evelyne Delaunay et un groupe d’habitants, réunis depuis 2010 dans l’association Patrimoine Saint-Seurin-d’Uzet, Pierre Bergé, séduit par leur action, décide de confier les locaux à l’association, par accord de mécénat, et de la charger de réaliser son projet. Ouverte depuis trois ans, « L’Auberge du caviar » est rapidement devenue un centre convivial d’animation culturelle autour de l’histoire de l’esturgeon et de la vie de l’estuaire, présentée par le cinéma, la musique, expositions, conférences, circuits de découverte de la nature…

Soutenue par les collectivités locales et territoriales, en étroite relation avec le Conservatoire de l’estuaire, l’association se présente comme un modèle d’action rurale en Saintonge. L’Académie a résolu de remettre à sa présidente le prix doté par la Communauté d’Agglomération Royan-Atlantique.

Alain Mignet pour la conservation et la mise en valeur des archives du Pou du ciel

Prix de la Ville de Saintes  

Alain Mignet pour la conservation et la mise en valeur des archives du Pou du ciel

Rapport : Jacques Dassié

220px-Flying_Flea_G-ADMHL’incroyable saga de la famille Mignet débute en  1934, avec son fondateur Henri Mignet, constructeur amateur génial, qui propose au public de l’époque la possibilité de construire une véritable machine volante, douée de caractéristiques qui la rendent  autostable : c’était le légendaire « Pou-du-Ciel ». Son fameux  » HM-14, présenté au Salon de l’Aéronautique de 1935 devant le ministre de l’Air. On estime à plus d’un millier les appareils construits par des amateurs passionnés, y compris au Japon, dès 1936 ! Henri Mignet fut le père  de l’Aviation populaire.

Son fils, Pierre Mignet,  poursuivit son œuvre  en diffusant les liasses de plans des monoplaces et biplaces aux constructeurs amateurs du monde entier. Merveilleux pilote, il decouvre les nouveaux ULM et de la sensation de liberté qu’ils apportent (vol sans cabine, à l’air libre), et se consacre à l’étude et au développement de la première version ULM du Pou-du-Ciel, le  HM-1000 Balerit (faucon crécerelle, en saintongeais).

Alain Mignet, le petit-fils d’Henri,  ingénieur en génie civil, est le continuateur de la saga. Dans les années 80, il envisage, avec son oncle Pierre, la fabrication en série du nouveau modèle, HM 1000 Balerit. Développant l’aspect industriel, et  tirant parti des progrès survenus dans le domaine des moteurs légers, des alliages, et l’apparition des matériaux composites. Elégant et moderne, cet avion classé en catégorie ULM, sera toujours fabriqué en Saintonge, dans la propriété familiale de Saint-Romain de Benet ! 135 exemplaires en seront construits, dont 30 pour  l’Armée de Terre. Belle reconnaissance officielle ! Le nouveau modèle, encore plus moderne, le HM-1100 Cordouan, faisant un grand usage des matériaux composites, sera produit en 25 exemplaires et exporté en Afrique. Mais avec la récession et la concurrence européenne de plus en plus vive, en 2003 la Société d’Exploitation des Aéronefs MIGNET cesse ses activités.

C’est pour ce respect de l’esprit, de la tradition et des archives familiales, pour sa passion de l’aéronautique des constructeurs amateurs, que l’Académie de Saintonge est heureuse de distinguer Alain Mignet.

Christophe Pincemaille pour son action au Musée Napoléon de l’île d’Aix

Prix Dangibeaud

Christophe Pincemaille pour son action au Musée Napoléon de l’île d’Aix et dans le cadre de l’exposition du bicentenaire de 1815

Rapport : Pacal Even

napoleonEn cette année 2015 du bicentenaire de la chute du Premier Empire et deux siècles après que Napoléon vaincu ait, dans les pertuis charentais, envisagé de gagner le Nouveau Monde que lui interdisait la flotte anglaise avant de se résigner à se rendre à ses adversaires, l’Académie de Saintonge a souhaité rendre un hommage aux travaux d’un historien de la période impériale qui connaît fort bien notre région puisqu’il a été responsables des musées nationaux de l’île d’Aix avant de poursuivre sa carrière au château de la Malmaison.

Auteur de « La forteresse assiégée », sur le séjour de Napoléon à l’île d’Aix, Christophe Pincemaille s’est pris d’une véritable passion sinon pour l’Empereur, du moins pour sa première épouse, Joséphine, à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages. Il n’est guère d’aspects de la vie de cette dernière qui n’ait été étudié avec bonheur dans des travaux qui ne sont pas exempts de poésie comme par exemple le catalogue de l’exposition consacrée à la passion de Joséphine pour les fleurs et les oiseaux.

Une sensibilité qui imprègnait déjà son ouvrage sur la folie Gourgaud de l’île d’Aix. Christophe Pincemaille nous dira peut-être les origines de cette passion pour Joséphine qui s’est étendue à sa fille la reine Hortense,

Christophe Pincemaille a fait revivre le musée Napoléon de l’île d’Aix, et il a été à l’origine de l’exposition consacrée aux rêves américains de Napoléon et intitulée « Cap sur l’Amérique ». Il est le commissaire, en compagnie de la conservatrice Isablle de cette très belle retrospective présentée au Musée de la Malmaison sous la direction d’Amaury Lefébure, et l’inspirateur du film « Napoléon l’Américain » que nous verrons à l’automne sur France 3. En tout état de cause, l’Académie ne peut donner qu’un conseil aux amoureux de la période impériale et aux curieux, lisez les ouvrages de Christophe Pincemaille.

Didier de Montbron pour la restauration et l’animation du Château de Buzay

Prix Jacques et Marie-Jeanne Badois   

Didier de Montbron pour la restauration et l’animation du Château de Buzay

Rapport : Pierre Collenot

Buzay Facade_nordEn 1771, Pierre-Etienne Harouard, lieutenant Général de l’Amirauté de La Rochelle et son épouse, lancent la construction de leur nouvelle « maison des champs » aux portes de La Rochelle, dans la seigneurie de La Jarne. 5 ans plus tard, la construction de Buzay était achevée. Leur fille, épousa un jeune officier, Etienne-Pierre de Cherade de Montbron. Quelques générations plus tard, cette belle demeure qui incarne l‘équilibre et la juste proportion de l’architecture du XVIIIème siècle  appartient toujours à leur famille.

Au 21ème siècle, être propriétaire d’un tel patrimoine n’a rien d’une sinécure. Malgré cela, la famille Montbron, constituée en SCI depuis 25 ans, s’est donné pour objectif de conserver ce lieu, de le faire vivre et de l’embellir

Conserver et embellir : Cette année, les grilles de la cour d’honneur ont été intégralement restaurées, Une restauration rendue possible grâce à l’aide de la Chambre des notaires de la Charente-Maritime et de la Fondation du Patrimoine. Les fenêtres du logis principal ont toutes été restaurées, les carreaux anciens en verre soufflé étant bien évidemment conservés. Enfin la chapelle, fermée depuis plus de 50 ans, retrouvera bientôt son éclat d’antan.

Faire vivre : Depuis 1976, Buzay est ouvert aux visiteurs de mai à octobre. Le château et ses jardins revivent aussi grâce à des fêtes  et des cérémonies organisées pendant la belle saison.

Une visite de ces lieux m’a fait tomber sous le charme et j’ai compris la passion qui anime les propriétaires.

Il a semblé tout naturel à notre Académie que ce prix, créé par deux amoureux du Patrimoine, Jacques et Marie-Jeanne BADOIS, soit décerné cette année à Didier de Montbron.

Pascal Ducourtioux, compositeur, pour ses musiques de film

Prix de la Ville de Saint Jean d’Angély

Pascal Ducourtioux, compositeur, pour ses  musiques de film

Rapport : Marie-Dominique Montel

ducourtiouxLaissant derrière lui son prix de percussion, d’analyse et d’histoire de la musique au conservatoire de Versailles, Pascal Ducourtioux est devenu un musicien protéiforme reconnu. On l’écoute en guitare, il passe en accordéon, en batterie, en piano, alors que l’une de ses compositions, jouée par l’orchestre philharmonique de radio France, obtient le prix Charles Cros. C’est un musicien curieux et vagabond, toujours près à s’embarquer pour une Nuit à la mer avec les mots d’Isabelle Autissier ou bien de partir à Istambul sur les traces de Pierre Loti et des femmes qui l’ont inspiré. Dans le film de Didier Roten et Alain Quella-Villégier, Le mystère des désenchantées, racontant cette histoire, récemment diffusé par F3, il compose une musique jazzottomane qui transfigure les images et porte haut de gamme les souvenirs féminins de l’écrivain cher à nos cœurs de Saintonge.

Apollinaire l’inspire. Il collabore avec Buster Keaton ou Jean Cocteau lors de ciné-concerts où la Belle et la Bête parlent par sa musique, en direct devant l’écran. Il n’est jamais à la traine pour une performance en compagnie de photographes, comédiens ou danseurs. On le trouve là où « ça se passe », au théâtre Toujours à l’horizon du port de La Palice, à la Corderie Royale ou bien à la prison centrale de Saint Martin de Ré, du moment qu’il puisse capter l’esprit de ceux qui l’écoutent, au-delà du bonheur des rêves, et leur répondre en musique du cœur.

A La Rochelle, Pascal est bien quelqu’un d’ici. Quoiqu’il soit également d’un ailleurs lointain. Son ambition relève du mouvement des sphères. Sa dernière composition, dite et jouée avec Isabelle Autissier, s’appelle Harmonie du Cosmos, en grec Harmonia tou kosmou, en toute simplicité.

Raymonde Litalien, conservateur honoraire des Archives du Canada

Prix Champlain

Raymonde Litalien, conservateur honoraire des Archives du Canada .

Rapport : Marc Fardet

litalien-3872rNée à St-Pamphile (province de Québec, Canada), Raymonde Litalien a été naturalisée française en 2003. Elle a donc la double nationalité.

Elle obtient sa licence ès lettres à l’Université de Montréal en 1966, puis, en 1975, son doctorat de 3e cycle (Lettres-Histoire) à l’université de Paris-Sorbonne, avec une thèse sur « La décolonisation à Madagascar ».

A partir de 1977, elle représente les Archives du Canada en France et dirige une équipe qui inventorie et microfilme des fonds entiers d’archives françaises relatives au Canada, plus d’un million et demi de pages d’archives sont identifiées et photographiées, notamment au Service historique de la Marine à Rochefort, pour enrichir les collections canadiennes. Puis elle coordonne, dans le cadre du programme Canada-France 2004, un projet qui vise à numériser la documentation connue sur la Nouvelle-France. En 2008, à l’occasion du 4e centenaire de la création de la ville de Québec, le Comité Rochefortais de Documentation Historique de la Marine l’invite à faire une communication sur « Rochefort, port de retour en France de Canadiens : quelques personnages liés à la famille Bégon », dans le cadre d’une Journée d’étude sur « Rochefort et le Canada ».

Elle écrit ou participe à des ouvrages sur la Nouvelle-France, notamment : l’inventaire des archives de l’amirauté de Guyenne (1993) ; Les Explorateurs de l’Amérique du Nord 1492-1795 (1993) qui obtient le Grand Prix de l’Académie de Marine ; Champlain : la naissance de l’Amérique française (2004) ; La mesure d’un continent. Atlas historique de l’Amérique du nord, 1492-1814 (2007) ; Québec, capitale de la Nouvelle-France. 1608-1760 (2008). Elle travaille à une biographie de Champlain pour le Dictionnaire biographique du Canada.

Nommée Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2000 et, en 2012, membre de l’Académie de Marine. Ce Prix Champlain honore la carrière d’une archiviste et d’une historienne qui a beaucoup œuvré pour faire connaître notre passé franco-canadien.

Livr’anim’ association de bibliothécaires du sud de la Charente-Maritime

Prix Louis Joanne

Livr’anim’ association de bibliothécaires du sud du département

Rapport : Marc Seguin

2Photo Livr'animConnaissez-vous le Petit-Angoumois ? Personne ne vous tiendra rigueur d’une possible ignorance. Sachez pourtant qu’il s’agit d’un petit territoire d’une dizaine de communes autour de Chevanceaux, à l’extrême sud de la Charente-Maritime. Ces gens sont à l’origine de la plus étonnante présence du livre, l’indispensable livre, dans les bibliothèques publiques bien soutenues par les diverses municipalités. “Puisque nous étions loin, assure une animatrice, nous avons pris les choses en main nous-mêmes, nous nous sommes adaptées”.

A Chevanceaux, quelques-uns se souviennent encore du temps où Madame Joanne mère animait la “Bibliothèque pour tous”. Depuis, les bibliothèques se sont associées pour constituer le réseau Livr’anim’ qui regroupe 9 communes, dont deux chefs-lieux de cantons : Bussac-Forêt, Cercoux, Chepniers, Chevanceaux, Clérac, Montguyon, Montlieu-La-Garde, Orignolles et Saint-Palais-de-Négrignac. 34 bénévoles secondées par l’animateur départemental, Monsieur Jean-Marc Paillé, assurent la bonne marche de cette association. Il s’agit, vous l’avez compris, de dames aussi souriantes qu’efficaces. Il conviendrait de les nommer toutes mais le temps dont nous disposons ne le permet malheureusement pas. Annick Douteau, de Saint-Palais-de-Négrignac, assure la “Direction” ; Madame Douteau préférerait sans doute le terme d“animation” ou de “coordination”. Plusieurs ont été ou sont institutrices, ce qui revient à dire qu’elles connaissent bien les goûts de certains lecteurs qu’elles conseillent encore après leur avoir appris à lire.

Leur rôle ? D’abord prêter des ouvrages, bien sûr. Elles ne ménagent guère leur temps : une bibliothèque comme celle de Chevanceaux est ouverte quatre fois par semaine. Leur travail, c’est aussi l’organisation d’un Salon du Livre, tous les deux ans, dans une commune associée. Oui, le réseau Livr’anim’ mérite bien ce prix Louis Joanne. C’est aussi pour nous tous l’occasion de rappeler l’attachement si profond de ce dernier pour ce “sud” que nous venons d’évoquer, qu’il soutenait et aidait de tout son pouvoir.

Evènements

Une année de l’Académie de Saintonge (2014-2015)

  • Les Prix de l’Académie de Saintonge 2014
    L’activité principale de l’Académie de Saintonge, comme chaque année, a consisté à repérer, puis sélectionner parmi les acteurs majeurs de la vie culturelle charentaise, les 17 lauréats du palmarès 2014. La cérémonie des Prix de l’Académie de Saintonge, le 12 octobre à Royan, a revêtu un caractère très festif et a attiré la présence de plusieurs personnalités de la Ville, du département et de la région. Madame Régine Joly, représentant le Conseil régional, a remis le grand prix 2014 au climatologue Hervé Le Treut, de l’Académie des sciences (et enfant de Rochefort). Le docteur Jean-Claude Dubois, doyen de notre Académie a recu une médaille d’argent des mains de Monsieur, Didier Quentin, Député-maire de Royan, il a enthousiasmé le public avec ses souvenirs de Picasso et de Françoise Gillot. Dans son ensemble, cette cérémonie des Prix de l’Académie de Saintonge, avec l’intervention par vidéo de Maya Picasso, la fille de l’artiste, les nombreux extraits de film et les intermèdes musicaux, a été très applaudie. En clôture, le verre de l’amitié a réuni les lauréats et les spectateurs de cette journée spécialement réussie.
  • Le mélange entre enracinement régional et visibilité nationale
    Le lendemain de la cérémonie, nous parvenait un message de notre « grand prix » qui nous est allé droit au cœur par sa gentillesse mais aussi parce qu’avec son esprit scientifique, il définissait nos objectifs mieux que nous n’aurions su le faire nous-mêmes : « Un message pour remercier l’ensemble des membres de l’Académie de Saintonge pour ce prix qui m’a vraiment touché, pour les raisons que j’ai essayé d’exprimer publiquement J’ai été extrêmement impressionné par la qualité des autres personnes, associations et travaux qui ont été primés. L’ouverture thématique de l’Académie est absolument remarquable, le mélange entre enracinement régional et visibilité nationale aussi, et j’apprécie d’autant plus fortement la récompense que j’ai reçue. Très cordialement, Hervé Le Treut »
  • En guise de bilan
    Le succès d’une telle manifestation se mesure évidemment au public présent. La grande salle du palais des congrès de Royan a accueilli selon le pointage, près de 250 personnes.
    Autre baromètre important : Dans la presse, Les Prix 2014 de l’Académie de Saintonge ont été cités abondamment. Dans l’audio-visuel en particulier, avec une interview de notre grand prix par Radio France (France Bleu la Rochelle) le jour même, et un peu plus tard à la télévision sur les antennes régionales de France 3. D’autres radios ont intervieweé plusieurs lauréats et notre directrice. Dans la presse écrite, un article très complet dans Sud-Ouest, un autre dans l’Hebdo, dans Actualité Poitou-Charentes : la couverture et un dossier sur Hervé le Treut, ses travaux et… son grand prix de l’Académie de Saintonge, dans la Haute-Saintonge trois grandes pages sur les prix 2015. Sur internet, dans le Blog de Nicole Bertin, un long compte-rendu illustré. D’autres titres ont repris notre communiqué de presse annonçant le palmarès. face à l’océan

La cérémonie des Prix de l’Académie de Saintonge 2014 s’est tenue pour la deuxième année, au palais des congrès de Royan dont la grande salle nous permet d’accueillir un public plus nombreux et dans de meilleures conditions . Les extraits de films et de spectacles qui rythment notre cérémonie bénéficient grandement de l’équipement – lumières et de la sonorisation de cet auditorium. L’Académie remercie de son accueil M. le député-maire, Didier Quentin qui nous associe ainsi à son désir de faire de Royan l’une des capitales culturelles de la région.

  • L’Académie poursuit sa politique d’assemblées itinérantes, qui entretiennent les liens de l’Académie avec les municipalités et/ou les établissements culturels… et renforcent sa présence dans la région.
  • Décembre 2014, Assemblée générale de l’Académie de Saintonge à l’Abbaye royale de Saint Jean D’Angély organisée par notre collègue Jacqueline Fortin. La réunion est suivie par une visite de Musée et de l’exposition sur la Croisière Jaune.
  • Mars 2015 : réunion à Jonzac organisée par Nicole Bertin et Marc Seguin, Le repas de l‘académie fut suivi par une séance de travail et un premier tour de table visant à sélectionner les lauréats du futur palmarès dans le ravissant théâtre du château, à l’invitation de M. le sénateur-Maire Claude Bellot.
  • Mai 2015 Réunion de l’Académie à Rochefort découvrir la reconstitution du radeau de la Méduse au Musée de la Marine, lors d’une visite organisée par nos collègues Marc Fardet er Claude Pajany. Etablissement du palmarès 2015 de l’Académie à l’issue des votes de l’après-midi.
  • Une nouvelle académicienne: Décembre 2014, notre collègue Jean Flouret ayant demandé à devenir membre honoraire de l’Académie, notre assemblée générale a procédé l’élection d’un nouveau titulaire pour le siège n° 23, c’est madame Christine de Ponchalon, journaliste et membre de la rédaction de France 3 Poitou-Charentes qui a été élue. Elle avait été, en 2013, lauréate du prix de la Ville de Royan pour ses reportages sur les questions de culture et de patrimoine,.
Contributions : octobre 2014 – octobre 2015
  • 30 ville lumiere 2Nicole Bertin : Publication d’un « blog » et d’articles sur la culture et le patrimoine en Charente-Maritime. Organisation d’une journée de travail de l’Académie de Saintonge à Jonzac. Participation au film Napo et Eva, étonnants mécènes des années folles de M-D Montel et C. Jones sur France 3
  • Jaques Bouineau : *Ouvrage : Le droit international. Aspects politiques (direction), Paris, L’Harmattan, 2014, 2 vol. *Communications publiées : »Devenir et limites des droits de l’Homme », in Jean-Charles Froment et Martial Mathieu, Droit et politique. La circulation internationale des modèles en question, PUG. “Des amphictyonies aux projets européens“, in Jacques BOUINEAU, Le droit international. Aspects politiques, colloque de « Méditerranées », Alexandrie/La Rochelle , L’Harmattan. « L’histoire européenne des institutions », in Jacques KRYNEN et Bernard d’ALTEROCHE (dir.), L’Histoire du droit en France. Nouvelles tendances, nouveaux territoires, Paris, classiques Garnier. “Rapport de synthèse du colloque « Femmes universitaires, femmes de pouvoir ? » (AUF, Dakar). *Animation du cycle de conférences du CEIR (Centre d’études internationales sur la romanité) fac. de droit/La Rochelle. Participation au film Napo et Eva, étonnants mécènes des années folles de M-D Montel et C. Jones sur France 3
  • Alain Braastad : Publication du tome LXV de la Société des Archives Historiques de la Saintonge et de l’Aunis : Le copie de lettres (1731-1740) des Sieurs Bouniot Père et Fils, négociants à Cognac. Conférence à Jarnac au Greh : Le premier château de Jarnac : la tour Quint. Publication dans la Recherche Généalogique en Charente, No 151 : Tragédie en Guyane. Relevé des mariages à Jarnac pour l’Association Généalogique de la Charente : registres paroissiaux 1681/1700, registres pastoraux 1668-1685. Recherches sur les Saintongeais en Amérique aux XVIIIe et XIXe s pour le film de M-D Montel et C. Jones « Napoléon, l’Américain » (France 3)
  • Roselyne Coutant-Bénier : Poursuite des activités sur la défense de l’environnement, sur mer et sur terre : Ouverture de la Réserve de la Massonne au public (en juin) offrant 80 panneaux de description des espèces présentes. Travaux sur le label  Qualité Tourisme obtenu  le 7 juillet pour l’Aquarium La Rochelle. Exposition sur les Forets tropicales dans le Hall de l’Aquarium.
  • Jacques Dassié : Participation à une étude de programmation urbaine, avec fourniture de 300 photographies. Vile de Gémozac 17. Participation à l’illustration de l’ouvrage d’Alain Bouet : « La Gaule Aquitaine », Picard, 2015.
  • Pierre Dumousseau : Publication d’un nouvel  Album-jeunesse Les ciseaux d’or  éditions du Croît Vif ; illustrations de Martine Ortiz. Création d’un spectacle Contes et Musique Frissons, frissons avec Stéphanie Brouard, présenté en novembre dans les collèges ou lycée de Bourcefranc, Marennes, La Tremblade, Château d’Oléron, St Pierre d’Oléron. Balades contées à Naintré (86), Cravans (Saintonge romane), Archiac (Maison de la Vigne et des Saveurs) et interventions contes ou spectacle J. Brel en Poitou-Charentes ou lors de festivals.
  • Pascal Even : « De l’Empire à la Restauration, le comte de la Besnardière, parcours d’un diplomate » dans Diplomaties au temps de Napoléon, actes du colloque des 24 et 25 mars 2014 de la Fondation Napoléon ; « De la fausse peste de Lisbonne à la terrible épidémie de Brest, l’urgence sanitaire à La Rochelle en 1757-1758 » dans Du Brésil à l’Atlantique… Mélanges offerts à Guy Martinière, Rennes, 2014 ; « Les archives, un marché ? », dans Pouvoirs, n° 153, 2015 ; « Une éminence canadienne à La Rochelle. Entre mémoire et politique, le séjour du cardinal Villeneuve en Charente-Inférieure en 1935 », dans Annales de l’Académie de La Rochelle, t. XVIII, 2012-2014 ; « Les archives en France à l’épreuve du débat français sur l’ouverture des archives publiques relatives à la seconde guerre mondiale et du régime de Vichy » dans Archives des dictatures, enjeux juridiques, archivistiques et institutionnels, L’Harmattan, 2015. Participation au film Napoléon l’américain de M-D montel et C. Jones sur France 3
  • Marc Fardet : En tant que président du Comité rochefortais de documentation historique de la Marine : organisation de six conférences, dont une que j’ai prononcée au Centre international de la Mer sur l’histoire de La Belle, barque longue construite à Rochefort en 1684, publication de « Robert Cavelier de La Salle et La Belle » et d’un article sur La Belle pour la revue « Bateau modèle » . Participation à l’exposition La Belle The Ship That Changed History au musée Bullock d’Austin (Texas) et membre du comité scientifique de l’exposition sur La Belle prévue en 2016 au Musée national de la Marine à Paris. Classement et versement au Service historique de la Défense des archives du capitaine de vaisseau Jacques Grézillier. Avec la Chorale Saint-Vincent : concert Fauré, dont le Requiem, et participation à la Fête de la Musique. Organisation d’une journée de travail de l’Académie de Saintonge à Rochefort.
  • Jacqueline Fortin : Avec la SEFCO pour la promotion de la langue, des coutumes en Poitou-Charentes Vendée. Fête de la langue maternelle à Cherves (86), Festival théâtre patois de St Jean d’Angely, Rencontre inter-régionale à Poitiers, 4 matinées patoise. Colloque à St Jean d’Angely.° Animation au lycée de St Jean «  La cuisine de chez nous ». ° Publications dans Aguiaine Le Subiet, dans Ces Charentes aux quelles on s’attache  ( Croit Vif), et un article dans le livre « Poitou-Charentes en Aquitaine !.. et la Vendée aussi ! » d’Eric Nowak. *Avec Maisons Paysannes pour la conservation de l’habitat Saintongeais :Salon du patrimoine à la Rochelle, Mois de l’architecture à Saintes, Conférence Couleurs d’ici avec Sylvie Thomas médiatrice du patrimoine, 3 Promenades études à Crazannes, St Grégoire d’Ardennes, La Grève sur le Mignon, Expo: Floralia La maison saintongeaise et les fleurs. Journée du patrimoine de pays sur le thème Moyen âge encore présent à la Maison de Jeannette et circuit dans St Jean d’Angely. Organisation d’une journée de travail de l’Académie de Saintonge à Saint Jean d’Angély
  • François Julien-Labruyère : *Le Croît vif a publié 21 titres dont une trouvaille due à notre collègue Jean-Louis Lucet qui en signe la préface : la réédition des Valentin, le premier roman écrit par Pierre-Henri Simon à l’âge de vingt-six ans, un texte saintongissime de l’ancien directeur de notre Académie. Avec cette septième publication de ses romans charentais, il n’en manque plus qu’un, L’Affût qui fera l’objet d’une prochaine édition. *J’ai mis  beaucoup de moi-même dans un autre ouvrage, collectif celui-ci et de la catégorie « beaux livres », publié pour fêter le quart de siècle du Croît vif, Ces Charentes auxquelles on s’attache : 130 auteurs , dont 16 membres de l’Académie de Saintonge, lui ont apporté une part de leur sensibilité et il en résulte un portrait de la seule identité qui compte pour les Charentes, celle de l’intimité qu’on éprouve à leur égard, autrement dit celle du cœur.. . Fin juin 2015, j’ai mis fin à mes responsabilités de gérant du Croît vif tout en restant au capital de la société et en devenant un de ses éditeurs. je n’en serai que plus apte à m’occuper des quelques livres « difficiles », souvent les meilleurs car les plus exigeants, qui valorisent l’image du Croît vif. Et puis j’aurai le temps d’écrire pour moi-même…
  • Jean-Louis Lucet : Publication : Introduction à « Valentin », premier roman de Pierre-Henri Simon (Croit vif). Direction éditoriale du site internet consacré à Pierre-Henri Simon.
  • Jean Mesnard : Conférence sur « La princesse de Clèves » dans le cadre des cycles Sorbonne dans la ville. Doyen de l’Académie des sciences morales et politiques- Président d’honneur de la société des amis de Port Royal.
  • Alain Michaud : Coordination d’une brochure sur les voies romaines de Saintonge (Société d’archéologie et d’histoire de la Ch.- Mme). Participation à la réalisation d’une brochure sur les monastères et couvents disparus de Saintes (partenariat Société d’archéologie et Atelier du patrimoine). Coordination et rédaction d’articles pour  la Sté d’archéologie (rédaction  en collaboration d’un article sur le château médiéval de Saintes ; rédaction d’un article sur un énigmatique chapiteau roman ).
  • Marie-Dominique Montel : Réalisation avec Christopher Jones de trois films imprégnés d’inspiration charentaise : *Napo et Eva Gourgaud, mécènes des années folles (France 3) filmé à l’Ile d’Aix. Nos collègues Jacques Bouineau et Nicole Bertin y jouent un rôle clé. Claude Pajany est à l’origine des recherches. *Napoléon l’Américain (France 3) filmé à Rochefort et l’ile d’Aix avec Pascal Even, Valéry Giscard d’Estaing, Erik Orsenna et Napoléon! Marc Fardet et Alain Braastad apportant leur savant concours. Le cheval qui murmurait à l’oreille des hommes (Equidia) sur «Mr Ed, le cheval qui parle», la 1ère série américaine diffusée en France, filmé à Saint Hippolyte.  Participation aux colloques Danièle Sallenave (Sorbonne), T.E Lawrence (Paris), Napoléon (Rochefort). – Presse: La bibliothèque de Régine Deforges sur BFM-TV. Interview du créateur Christian Louboutin in les Cahiers d’un monde qui change. Membre de la commission Poitou-Charentes Cinéma et du jury des films Mémoire de la mer.
  • Bernard Mounier : Conception et réalisation d’un espace permanent “Royan-Picasso 1939-1940” au musée de Royan, à la suite de l’exposition qui a reçu plus de 20.000 visiteurs en 2014. Participation, pour la partie ports et bateaux, au projet d’une “Encyclopédie du cognac dans les deux Charentes”. Articles dans “L’Estuarien” revue du Conservatoire de la Gironde.
  • Didier Neraudeau : Conférences: “Ma Poule est un Dinosaure”, à Vannes, “Le silex, une roche fossifère pas comme les autres”, et – “L’ambre crétacé des Charentes: une fenêtre ouverte sur l’évolution”, à Barbezieux (16). Interviews : Le Monde “L’ambre, Jurassic Park de poche” et Télématin (France 2) « Les silex fossilifères  charentais. » Publications portant sur les Charentes : Origine géologique des silex à plantes de Torsac. Ann. Soc. Sci. nat. Charente-Maritime- et, en collaboration avec d’autres cherheurs : Une nouvelle espèce d’oursin fossile dans le Cénomanien supérieur de Port-des-barques: Hyposalenia pauciperforata nov. sp. Ann. Soc. Sci. nat. Ch-Maritime – Mecochiridae (Crustacea, Decapoda, Glypheidea) de l’Albien et du Cénomanien. Annales de Paléontologie.  Inclusions of conifers, echinoids, foraminifers and sponges in flints from the Cenomanian of Charente-Maritime : contribution of synchrotron microtomography. CR Palevol –  Oldest Omaliini (Coleoptera : Staphylinidae : Omaliinae) discovered in the opaque Cretaceous amber of Charentes. Annals of the Entomological Society of America.
  • Claude Pajany : Secrétaire perpétuelle de l’Académie de Saintonge en charge des comptes-rendus trimestriels des séances. Organisation de la Cérémonie des prix, en collaboration avec Pierre Collenot pour le diaporama. Gestion du calendrier, des réunions, de l’administration et du courrier de l’Académie. Organisation d’une journée de travail de l’Académie de Saintonge à Rochefort.
  • Odile Pradem Faure : Mise en œuvre du Festival de Saintes à l’Abbaye aux Dames dont elle est la directrice générale. Et, toute l’année, concerts, expositions, conférences, découverte du patrimoine et les activités du  Jeune Orchestre Atlantique qui prodigue une formation aux métiers de l’orchestre sur instruments d’époque.
  • Alain Quella-Villéger : Outre la réédition de son livre Évadées du harem – Affaire d’État et féminisme (éditions Actes Sud/Babel), Alain Quella-Villéger a coscénarisé le film documentaire inspiré de son ouvrage et du roman de Pierre Loti Le Mystère des Désenchantées, diffusé sur les chaines France 3 et Histoire, (réalisation de D. Roten et Fr. Vivier). Préfaces de plusieurs rééditions : La Veillée des armes de Marcelle Tinayre (éditions Des Femmes), Les Désenchantées de Pierre Loti (Babel), Pêcheur d’Islande de Pierre Loti (Bleu autour) Au Maroc de Pierre Loti (éditions Kailash). Conférence sur l’œuvre de Loti au Japon. Collaborations: Ces Charentes auxquelles on s’attache (Croit vif), Catalogue Jean-Richard Bloch (médiathèque de Poitiers), Pierre Loti, l’œuvre monde ? (Indes savantes), Revue roumaine d’études francophones, Dictionnaire en ligne J.M.G. Le Clézio.
  • Marc Seguin : Participation au colloque de Trizay: Destruction des édifices religieux saintongeais pendant la 3éme guerre de Religion (1568-70). Revue de la Saintonge et de l’Aunis, t. XL : « Walter Scott en Saintonge : l’inquiétante dame de Pisany (fin XVe) ». – Rédaction partielle du vol. LXVI (2016) de la Société des Archives historiques de la Saintonge et de l’Aunis (Les seigneuries du « Pays des Isles » (Treslebois à Saint-Just – Saint-Pierre d’Oléron) – Documents inédits relatifs à Brouage – Enquête sur le commerce du sel à Saint-Jean-d’Angle (1503), etc… – Organisation d’une journée de travail de l’Académie de Saintonge à Jonzac.