{"id":1117,"date":"2015-08-06T10:02:52","date_gmt":"2015-08-06T09:02:52","guid":{"rendered":"http:\/\/academie-saintonge.org\/?p=1117"},"modified":"2016-01-28T16:14:54","modified_gmt":"2016-01-28T15:14:54","slug":"hommage-a-jean-glenisson-1921-2010","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/academie-saintonge.org\/?p=1117","title":{"rendered":"Hommage \u00e0 Jean Glenisson (1921-2010)"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/academie-saintonge.org\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/glenisson.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-180 alignleft\" src=\"https:\/\/academie-saintonge.org\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/glenisson.jpg\" alt=\"glenisson\" width=\"170\" height=\"210\" \/><\/a>Par Marc S\u00e9guin en 2011<\/p>\n<p>Jean Gl\u00e9nisson nous a quitt\u00e9s depuis quelques mois. C&rsquo;est au savant, \u00e0 l&rsquo;animateur des recherches historiques saintongeaises, \u00e0 l&rsquo;ami et au ma\u00eetre que je voudrais rendre hommage, \u00e0 cette place m\u00eame o\u00f9 il a pr\u00e9sid\u00e9 tant de s\u00e9ances solennelles de notre Acad\u00e9mie.<br \/>\nSon incomparable \u00e9rudition n&rsquo;avait rien de s\u00e9v\u00e8re. Aux archives, il nous est souvent arriv\u00e9 de beaucoup nous amuser, mais discr\u00e8tement, comme il convient, dans le silence d&rsquo;un lieu aussi sacr\u00e9. A Bordeaux, au moment de la c\u00e9l\u00e8bre Affaire Gr\u00e9gory o\u00f9 il travaillait comme expert en \u00e9criture, nous avions trouv\u00e9 un proc\u00e8s du d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cle relatif \u00e0 un notaire qu&rsquo;on qualifiait, sans \u00e9motion particuli\u00e8re, de \u00ab faussaire ordinaire \u00bb car son office consistait \u00e0 reconstituer les archives seigneuriales en vieillissant dans l&rsquo;urine de vache des parchemins qu&rsquo;il attribuait ensuite aux XIVe et XVe si\u00e8cles. Jean Gl\u00e9nisson \u00e9tait enchant\u00e9, et il a copi\u00e9 pendant la journ\u00e9e enti\u00e8re, avec l&rsquo;objectif d&rsquo;amuser un jour son auditoire avec ces d\u00e9tails insolites. Avec lui, l&rsquo;histoire n&rsquo;\u00e9tait jamais la mati\u00e8re r\u00e9barbative dont quelques-uns ont gard\u00e9 le m\u00e9diocre souvenir. Il lui suffisait d&rsquo;\u00e9couter un expos\u00e9 pour en tirer tout de suite l&rsquo;essentiel, poser la question pertinente, souligner le m\u00e9rite du conf\u00e9rencier et l&rsquo;encourager \u00e0 publier son travail. Il manifestait alors une grande indulgence, sauf si le style \u00e9tait d\u00e9plorable ou l&rsquo;orthographe d\u00e9faillante. Il tenait \u00e0 ce que tout f\u00fbt \u00e9crit dans une langue accessible, refusant le vocabulaire convenu de certains chercheurs, leur \u00ab jargon \u00bb, disait-il, dont la sp\u00e9cialisation tend \u00e0 faire de l&rsquo;histoire une mati\u00e8re herm\u00e9tique.<\/p>\n<p>Il allait avoir 90 ans, ayant vu le jour \u00e0 Jonzac le 25 janvier 1921. Etudes dans cette ville d&rsquo;abord, puis \u00e0 Cognac, chez sa tante, une institutrice du temps de la IIIe R\u00e9publique, allergique aux fautes d&rsquo;orthographe, qui maniait \u00e0 merveille les subtilit\u00e9s de la grammaire et a contribu\u00e9 \u00e0 lui l\u00e9guer le go\u00fbt de la rigueur. Apr\u00e8s une licence d&rsquo;histoire \u00e0 Poitiers, il entre \u00e0 l&rsquo;Ecole des Chartes dont il sort major en 1946, l&rsquo;ann\u00e9e m\u00eame de son mariage avec Paulette Fortin, de Saint-Martial-de-Vitaterne. Ce rang flatteur lui vaut de devenir \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;Ecole fran\u00e7aise de Rome, c&rsquo;\u00e9tait peut-\u00eatre son titre le plus cher. De 1948 \u00e0 1952, il travaille aux Archives nationales et participe \u00e0 l&rsquo;inventaire du \u00ab tr\u00e9sor des chartes \u00bb.<br \/>\nSuit le temps des voyages et de postes lointains. Il part pour cinq ans \u00e0 Brazzaville o\u00f9 il est responsable des archives de l&rsquo;Afrique \u00e9quatoriale fran\u00e7aise. Combien de fois m&rsquo;a-t-il dit avoir \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment \u00e9mu de trouver un soir un petit Congolais qui essayait de lire un roman sous un r\u00e9verb\u00e8re ? Il aurait aim\u00e9 couvrir l&rsquo;Afrique francophone de biblioth\u00e8ques. En 1958, Fernand Braudel lui demande d&rsquo;assurer la chaire d&rsquo;historiographie \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Sao Paulo; ni lui ni Madame Gl\u00e9nisson n&rsquo;ont jamais oubli\u00e9 leur s\u00e9jour de deux ans au Br\u00e9sil. De retour \u00e0 Paris, en 1960, il enseigne \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. En 1967 il prend la direction de l&rsquo;Institut de recherche et d&rsquo;histoire des textes qui d\u00e9pend du CNRS et le dirige jusqu&rsquo;\u00e0 sa retraite, en 1986. La p\u00e9riode parisienne est f\u00e9conde en travaux divers souvent consacr\u00e9s aux crises des XIVe et XVe si\u00e8cles. Il enseigne \u00e0 l&rsquo;Ecole des Chartes, anime des s\u00e9minaires, dirige des th\u00e8ses. Il est \u00e9lu membre correspondant de l&rsquo;Institut.<br \/>\nSon autre passion pour la \u00ab Litt\u00e9rature de jeunesse \u00bb ne s&rsquo;est jamais d\u00e9mentie ; ceux qui ont admir\u00e9 ses collections le savent bien. Ils savent aussi qu&rsquo;il a dirig\u00e9 en 1994 Le livre d&rsquo;enfance et de jeunesse en France. Combien de fois avons-nous \u00e9voqu\u00e9 Jules Verne ? M&rsquo;est-il permis de rappeler qu&rsquo;il d\u00e9vorait un nombre infini de romans policiers ? L&rsquo;un de ses auteurs pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00e9tait l&rsquo;Espagnol P\u00e9rez-Reverte, homme de grande \u00e9rudition, qui se donne pour ambition d&rsquo;\u00eatre le moderne Alexandre Dumas et entra\u00eene comme lui ses lecteurs au temps de Richelieu avec les Aventures du capitaine Alastriste.<\/p>\n<p>Jean Gl\u00e9nisson n&rsquo;a jamais n\u00e9glig\u00e9 sa Saintonge natale. D\u00e8s les ann\u00e9es 70, il devient le ma\u00eetre de l&rsquo;\u00e9rudition locale. Comment f\u00e9d\u00e9rer les \u00e9nergies ? Avec son sourire si amical, il savait dire \u00e0 un interlocuteur qui n&rsquo;avait jamais envisag\u00e9 de se mettre au travail : \u00ab Mon cher ami, il faut que vous m&rsquo;aidiez. Il n&rsquo;y a que vous qui puissiez \u00e9crire cet article ; et avec vous, je sais que ce sera parfait \u00bb. Comment refuser ? L&rsquo;aventure commence \u00e0 Jonzac, en 1973, avec une exposition exceptionnelle, Jonzac, un mill\u00e9naire d&rsquo;histoire. Il adorait ces manifestations o\u00f9 s&rsquo;\u00e9changent les id\u00e9es. \u00abJ&rsquo;aurais d\u00fb, r\u00e9p\u00e9tait-il, \u00eatre organisateur de colloques et d&rsquo;expositions \u00bb.<br \/>\n1975. Dans le premier num\u00e9ro de la Revue de la Saintonge et de l&rsquo;Aunis \u00e9dit\u00e9 par la F\u00e9d\u00e9ration des soci\u00e9t\u00e9s savantes de la Charente-Maritime qu&rsquo;il a cr\u00e9\u00e9e avec Camille Gabet et qu&rsquo;anime aujourd&rsquo;hui Jean Flouret, il \u00e9crit un article novateur, \u00ab La Reconstruction agraire en Saintonge m\u00e9ridionale au lendemain de la guerre de Cent Ans \u00bb. Il montre comment, dans ce pays d\u00e9vast\u00e9 et d\u00e9peupl\u00e9, l&rsquo;Histoire rurale se remet en marche.<br \/>\nL&rsquo;ann\u00e9e suivante, il entre \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie de Saintonge o\u00f9 il succ\u00e8de \u00e0 Pierre Moisy; en 1982, il en devient le directeur, jusqu&rsquo;en 1991. Ce sont les \u00ab\u00a0dix glorieuses de Jean Gl\u00e9nisson\u00a0\u00bb \u00e9crit Fran\u00e7ois Julien-Labruy\u00e8re qui rappelle \u00ab\u00a0l&rsquo;exigence quasi-scientifique qu&rsquo;il imprime au choix des prix. Avec lui, les th\u00e8ses universitaires se substituent volontiers aux travaux plus modestes des chercheurs locaux, et le palmar\u00e8s de l&rsquo;Acad\u00e9mie gagne un caract\u00e8re s\u00e9rieux qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas toujours aussi fortement observ\u00e9\u00a0\u00bb. Un seul mot d&rsquo;ordre : la culture, sans sacrifice aux modes.<br \/>\nA Jonzac, en 1977, est cr\u00e9\u00e9e l&rsquo;Universit\u00e9 francophone d&rsquo;\u00e9t\u00e9 Jonzac-Qu\u00e9bec; Jean Gl\u00e9nisson, succ\u00e9dant \u00e0 R\u00e9my Tessonneau, en assure bient\u00f4t la pr\u00e9sidence. Ce sont des ann\u00e9es f\u00e9condes, avec beaucoup de travail, de soucis et parfois de d\u00e9couragements. Deux ou trois conf\u00e9rences par semaine pendant tout l&rsquo;\u00e9t\u00e9, avec les plus grands noms de l&rsquo;Universit\u00e9 . Des publications aussi : \u00ab ce sont les livres qui comptent, assure-t-il, parce qu&rsquo;ils resteront \u00bb.<br \/>\n1985 marque un tournant avec l&rsquo;exposition saintaise Agrippa d&rsquo;Aubign\u00e9 en son temps, inaugur\u00e9e par le Pr\u00e9sident Fran\u00e7ois Mitterrand. Agrippa d&rsquo;Aubign\u00e9, c&rsquo;est le XVIe si\u00e8cle, une \u00e9criture tenue pour illisible. Jean Gl\u00e9nisson \u00e9tait un excellent pal\u00e9ographe ; c&rsquo;est lui qui m&rsquo;a tout appris, dans ce domaine comme dans d&rsquo;autres. J&rsquo;ai vite constat\u00e9 qu&rsquo;en Saintonge, ce temps n&rsquo;avait jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 , et je crois l&rsquo;avoir entra\u00een\u00e9 sur cette voie pendant plusieurs ann\u00e9es.<br \/>\nEn 1999 paraissait un tr\u00e8s bel ouvrage, La Saintonge illustr\u00e9e (1839-1843) Ren\u00e9-Primev\u00e8re Lesson. Il l&rsquo;avait compos\u00e9 avec l&rsquo;aide de Pascal Even, Francette Joanne et Philippe Gautret. Il en \u00e9tait tr\u00e8s fier et se faisait une joie de l&rsquo;offrir \u00e0 ses amis.<br \/>\nCe sp\u00e9cialiste de l&rsquo;historiographie savait que l&rsquo;histoire n&rsquo;est pas une science, et que chaque \u00e9poque jette sur le pass\u00e9 un regard qui lui est propre. \u00ab Nous aimons, disait-il, modifier les jugements de nos pr\u00e9d\u00e9cesseurs, et ceux qui viendront apr\u00e8s nous souriront de nos certitude \u00bb. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;Histoire sans documents parfaitement transcrits, et celle-ci ne progresse qu&rsquo;\u00e0 partir de nouvelles d\u00e9couvertes; c&rsquo;est pourquoi il s&rsquo;est efforc\u00e9 de redonner vie \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 des archives historiques de la Saintonge et de l&rsquo;Aunis; il en fait c\u00e9l\u00e9brer le centenaire en 1974, et la soci\u00e9t\u00e9 se remet au travail en 1997. A ce jour, la derni\u00e8re parution a trait au Copie de lettres (1743-1746) de Jean-Henry Brunet, n\u00e9gociant \u00e0 Cognac, \u00e0 partir d&rsquo;un volumineux registre qu&rsquo;il souhaitait depuis longtemps porter \u00e0 la connaissance du public.; c&rsquo;est chose faite gr\u00e2ce \u00e0 Alain Braastad. Sa derni\u00e8re \u0153uvre d&rsquo;envergure est pr\u00e9cis\u00e9ment une publication de documents, les volumes LVI et LVII relatifs \u00e0 L&rsquo;Arm\u00e9e d&rsquo;Aunis devant La Rochelle \u2013 14 mai au 10 novembre 1622 \u2013 recueil de la correspondance de Louis de Bourbon, comte de Soissons. Il se donnait pour ambition de continuer l&rsquo;\u0153uvre de Louis Audiat et de Charles Dangibeaud en mettant \u00e0 la disposition des chercheurs saintongeais les textes conserv\u00e9s dans les archives ext\u00e9rieures. A Paris, il a fait copier, copier encore, des centaines de documents qui restent in\u00e9dits. H\u00e9las ! Le temps des \u00e9rudits curieux du pass\u00e9 local est d\u00e9j\u00e0 derri\u00e8re nous. Les responsables pensent animation plut\u00f4t que culture, comme le demandent leurs \u00e9lecteurs.<br \/>\n\u00ab Si j&rsquo;avais \u00e0 recommencer ma carri\u00e8re, me confiait-il, je serais historien du XVIIe si\u00e8cle \u00bb. En 1994, il a r\u00e9dig\u00e9 une magnifique biographie consacr\u00e9e au Saintongeais Champlain : La France d&rsquo;Am\u00e9rique, voyages de Samuel Champlain, fondateur de la \u00ab France d&rsquo;Am\u00e9rique \u00bb, et sa derni\u00e8re ambition \u00e9tait de diriger une Histoire de l&rsquo;Aunis et de la Saintonge en 6 volumes, l&rsquo;\u00e9quivalent local de l&rsquo;Histoire de France d&rsquo;Ernest Lavisse qu&rsquo;il ne trouvait nullement d\u00e9mod\u00e9e.<br \/>\nTel \u00e9tait l&rsquo;\u00e9rudit, et l&rsquo;ami, dont nous d\u00e9plorons l&rsquo;absence. Souhaitons que notre Acad\u00e9mie reste fid\u00e8le \u00e0 son message, mais soyons bien conscients du fait que les temps qui viennent paraissent de moins en moins favorables \u00e0 l&rsquo;\u00e9rudition, et que la notion moderne de \u00ab culture \u00bb n&rsquo;est plus tout \u00e0 fait conforme \u00e0 la seule que nous consid\u00e9rions encore comme valable : la sienne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Marc S\u00e9guin en 2011 Jean Gl\u00e9nisson nous a quitt\u00e9s depuis quelques mois. 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