{"id":1711,"date":"2016-02-15T18:11:55","date_gmt":"2016-02-15T17:11:55","guid":{"rendered":"http:\/\/academie-saintonge.org\/?p=1711"},"modified":"2019-07-04T10:57:09","modified_gmt":"2019-07-04T09:57:09","slug":"reception-de-christine-de-ponchalon-au-23e-siege-de-lacademie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/academie-saintonge.org\/?p=1711","title":{"rendered":"R\u00e9ception de Christine de Ponchalon au 23e si\u00e8ge de l\u2019Acad\u00e9mie"},"content":{"rendered":"\n<h2 style=\"text-align: left;\" align=\"JUSTIFY\"><b>Discours de pr\u00e9sentation par <a href=\"\/?p=191\">Bernard Mounier<\/a><\/b><\/h2>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-195 alignleft\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/mounier1.jpg\" alt=\"mounier\" width=\"170\" height=\"210\" \/>\n\n<span style=\"font-size: medium;\">Christine de Ponchalon est une visionnaire. Tr\u00e8s t\u00f4t elle savait, elle subodorait, elle suspectait, que l\u2019avenir du journalisme se trouvait dans la t\u00e9l\u00e9vision r\u00e9gionale. Alors que FR3 \u00e9tait encore dans les limbes, attendant 1983 pour devenir une chaine de plein exercice, Christine, en 1974, apr\u00e8s des \u00e9tudes de droit et un BTS de secr\u00e9tariat bilingue \u00e0 Clermont-Ferrand, entre pour un stage \u00e0 FR3 Auvergne. Apr\u00e8s le stage, elle d\u00e9croche un poste de secr\u00e9taire d\u2019\u00e9dition. Elle ne devait plus jamais en sortir, de FR3, aujourd\u2019hui France 3. Cette chaine, souvent un peu m\u00e9pris\u00e9e par les professionnels de la profession (bof, une chaine r\u00e9gionale&nbsp;!) mais qui enregistre imperturbablement, pour son journal de 19h, la plus forte audience quotidienne de toutes les chaines fran\u00e7aises \u00e0 cet horaire, avoisinant 50% de part de march\u00e9. Le journal France 3 Atlantique \u00e9tant cr\u00e9dit\u00e9 par exemple de 48,8 %.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Elle obtient sa mutation pour Bordeaux en 1979, afin, dit-elle, de se rapprocher de l\u2019oc\u00e9an et de voir une grand ville, au temps de Chaban-Delmas. Elle y pr\u00e9pare le concours de l\u2019IUT de journalisme, est re\u00e7ue en 1987. Mutation \u00e0 Paris, souhait de revenir le plus vite possible en r\u00e9gion, poste \u00e0 Orl\u00e9ans, puis,&nbsp; en 1989, \u00e0 Poitiers,&nbsp; porte ouverte sur la mer&nbsp;: elle s\u2019y plait, elle y est encore,&nbsp; elle a d\u00e9sormais sa maison \u00e0 La Rochelle, elle fait parfois des remplacements au bureau de Royan, elle est depuis des ann\u00e9es la voix de la culture sur France 3 Poitou-Charentes.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">A Poitiers, elle s\u2019\u00e9tait d\u2019abord sp\u00e9cialis\u00e9e dans les reportages agricoles, personne ne voulant s\u2019en occuper. Bonne fa\u00e7on de prendre le pouls de la France profonde, allant au salon de l\u2019agriculture \u00e0 Paris, avec passage oblig\u00e9 aux stands des Antilles et cure de ti \u2018punch. Labourage, \u00e9levage, moissons et vendanges, avant qu\u2019une cons\u0153ur d\u00e9termin\u00e9e ne veuille prendre le poste.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Elle le lui c\u00e8de volontiers, s\u2019orientant vers des sujets patrimoniaux, historiques, litt\u00e9raires, musicaux\u2026 C\u2019\u00e9tait l\u2019\u00e9poque glorieuse des magazines de 13\u2019 r\u00e9alis\u00e9s par les journalistes, une possibilit\u00e9 de fouiller un sujet, d\u2019entendre les t\u00e9moignages, de montrer des images d\u2019action. En 2015, le m\u00eame sujet doit exister en 1\u20191\/2, rentabilit\u00e9 et suppression de personnels obligent. Et malgr\u00e9 tout, placer la culture dans un journal fait toujours&nbsp; l\u2019objet de lutte d\u2019influence&nbsp; entre les journalistes, ceux d\u2019entre eux traitant de politique ou d\u2019\u00e9conomie ayant souvent tendance \u00e0 occuper l\u2019antenne en priorit\u00e9. Pourtant, ils devraient savoir que la culture, en France, avec pr\u00e8s de 60 milliards de valeur ajout\u00e9e par an,&nbsp; contribue au PIB fran\u00e7ais 7 fois plus que l\u2019industrie automobile ! Pourtant combien de jeunes compagnies, de com\u00e9diens, de musiciens, d\u2019artistes, d\u2019associations doivent au journal r\u00e9gional de France 3, l\u2019\u00e9clairage m\u00e9rit\u00e9 qui les a fait connaitre.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Christine, depuis plus de 15 ans, a r\u00e9alis\u00e9 des centaines de reportages culturels en Poitou-Charentes&nbsp;: festivals de Saintes, d\u2019Angoul\u00eame ou de La Rochelle&nbsp;; les \u00e9crivains et les peintres, Chardonne, Loti, Balande, Marest\u00e9&nbsp;; d\u00e9couverte des ch\u00e2teaux, manoirs, logis, abbayes, l\u2019architecture des ann\u00e9es 50 \u00e0 Royan, g\u00e9nialement comment\u00e9e par Gilles Ragot\u2026 Mais aussi les p\u00eacheurs de l\u2019estuaire, les ostr\u00e9iculteurs dans la brume sous le pont de la Seudre par un hiver glacial, le portrait d\u2019un homme fabricant de la jonch\u00e9e, \u00e9mouvant de modestie\u2026<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Parfois aussi l\u2019occasion de se lancer dans un travail dont l\u2019ampleur provoque la passion. Ainsi, la couverture des rencontres franco-acadiennes dans les provinces atlantiques du Canada, l\u2019histoire des filles du Roy racont\u00e9e par une jeune com\u00e9dienne en Nouvelle Ecosse, l\u2019\u00e9motion d\u2019un natif du Nouveau Brunswich retrouvant le nom de sa famille sur l\u2019enseigne d\u2019un marchand de cycles \u00e0 La Rochelle. De m\u00eame, Christine conserve un souvenir marquant de sa mission pour l\u2019anniversaire des plages du d\u00e9barquement&nbsp;: d\u00e9part \u00e0 2h. 30 du matin dans une jeep, avec des Gi\u2019s en armes comme dans les films, le brouillard qui se l\u00e8ve peu \u00e0 peu r\u00e9v\u00e9lant deux \u00e9normes bateaux de guerre am\u00e9ricains \u00e0 Omaha Beach et soudain l\u2019apparition de Busch, Poutine, Chirac serrant la main \u00e0 des v\u00e9t\u00e9rans indiens.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Christine fait un m\u00e9tier formidable. Etre journaliste dans une station r\u00e9gionale demande une curiosit\u00e9 g\u00e9n\u00e9reuse, un sens du contact, une comp\u00e9tence sans faille, une modestie g\u00e9niale dans l\u2019action. La journaliste en r\u00e9gion passe rarement \u00e0 l\u2019antenne, laissant l\u2019image \u00e0 ses interlocuteurs. De Christine on n\u2019entend que la voix. Mais une voix haut- parleur, c\u00e9l\u00e9brant les m\u00e9rites culturels du Poitou-Charentes et de la Saintonge. Il se trouve que la mission que s\u2019est donn\u00e9 Christine, soutenir la vitalit\u00e9 de la culture r\u00e9gionale, valoriser de nouveaux talents, attirer l\u2019attention sur les \u0153uvres m\u00e9connues du pass\u00e9, recoupent les termes m\u00eames que nous employons pour pr\u00e9senter l\u2019action de l\u2019Acad\u00e9mie. Christine de Ponchalon avait ici sa place, peut-\u00eatre ses dons de visionnaire la lui avaient ils indiqu\u00e9 avant ce jour&nbsp;: bienvenue ch\u00e8re coll\u00e8gue et vive la t\u00e9l\u00e9vision r\u00e9gionale&nbsp;!<\/span><\/p>\n\n<h2><strong>Discours de r\u00e9ponse de Christine de Ponchalon<\/strong><\/h2>\n\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1242 alignright\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Christine-de-Ponchalon-300x225.jpg\" alt=\"Christine-de-Ponchalon\" width=\"300\" height=\"225\">\n\n<span style=\"font-size: medium;\">C\u2019est un grand honneur qui m\u2019est fait de succ\u00e9der \u00e0 Jean Flouret. Professeur agr\u00e9g\u00e9 de lettres,&nbsp; co-fondateur et pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019arch\u00e9ologie et d\u2019histoire de l\u2019Aunis, pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration des soci\u00e9t\u00e9s savantes de Charente-Maritime, entre autres. Il me faudrait beaucoup de temps pour \u00e9num\u00e9rer ses nombreux titres, et je me sentirai ensuite en \u00e9tat d\u2019inf\u00e9riorit\u00e9, moi qui n\u2019en ai aucun, qui n\u2019ai rien cr\u00e9e ni fond\u00e9 de durable.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Mais il y a quelques signes, \u00f4 combien t\u00e9nus qui me rassurent de mani\u00e8re irrationnelle. Jean Flouret&nbsp; occupe le 23\u00e8me si\u00e8ge de l\u2019acad\u00e9mie de Saintonge. Je suis n\u00e9e un 23 ao\u00fbt&nbsp;? J\u2019ai pass\u00e9 les dix huit premi\u00e8res ann\u00e9es de ma vie dans la maison familiale situ\u00e9e au 23 d\u2019une rue de la vielle ville du Puy-en-Velay&nbsp;: la maison de mon p\u00e8re, mon grand-p\u00e8re, mon arri\u00e8re grand-p\u00e8re. J\u2019ai rencontr\u00e9 mon mari un 23 ao\u00fbt. C\u2019est un chiffre rassurant. Je l\u2019ai parfois jou\u00e9 au loto, Cela n\u2019a jamais rien donn\u00e9. Mais, c\u2019est encore un chiffre qui me pla\u00eet bien.<br>Donc le 23\u00e8me si\u00e8ge. Il va falloir m\u2019en montrer digne. Pas facile. Si Jean Flouret et les illustres membres de l\u2019acad\u00e9mie de Saintonge \u0153uvrent dans la dur\u00e9e,&nbsp; depuis pr\u00e8s de quarante ans je travaille dans le p\u00e9rissable, le volatil. Et je remercie Bernard Mounier de son indulgence, et aussi de son habilit\u00e9 \u00e0 me parer des plumes du paon. J\u2019ai conscience de la modestie de mon m\u00e9tier et de ma production.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Car je produis des reportages. Je n\u2019ose pas dire je cr\u00e9e, jour apr\u00e8s jour pour les journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s. Il n\u2019en reste m\u00eame pas une trace sur papier. Que dire aujourd\u2019hui avec internet. Aussit\u00f4t affich\u00e9 sur la toile, aussit\u00f4t pouss\u00e9 vers le vide.&nbsp; Le Moloch de l\u2019information d\u00e9vore \u00e0 la cha\u00eene des reportages d\u2019une minute et quelques secondes avec un app\u00e9tit insatiable. Les bons, les moins bons avec une \u00e9gale voracit\u00e9. Pourtant,&nbsp; un grand&nbsp; nombre de mes confr\u00e8res&nbsp; et moi-m\u00eame sommes des gens consciencieux . Nous essayons d\u2019int\u00e9resser ceux qui nous regardent. M\u00eame si c\u2019est d\u2019un \u0153il et d\u2019une oreille distraits au moment du repas du soir. Comment attirer l\u2019attention, la conserver \u00e0 l\u2019heure du pastis, et des enfants bruyants. Pas d\u2019illusion ceux l\u00e0 ne nous regardent gu\u00e8re, pourtant nous essayons de les amener \u00e0 nous.<br>Je vais donc tenter de vous expliquer comment on tente de capter&nbsp; le t\u00e9l\u00e9spectateur.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">C\u2019est avec l\u2019accroche du&nbsp; sujet. Si l\u2019on se sent l\u2019humeur conqu\u00e9rante, on l\u2019appelle l\u2019attaque. Elle est faite pour donner un petit signal \u00e0 celui qui a un poste de t\u00e9l\u00e9vision allum\u00e9 pr\u00e8s de lui. Par hasard souvent. L\u2019accroche aujourd\u2019hui, c\u2019est la premi\u00e8re phase d\u2019un roman d\u2019hier, le premier vers d\u2019un po\u00e8me d\u2019avant hier. Une phrase ou un paragraphe court, travaill\u00e9 pour s\u00e9duire et retenir.<br><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Longtemps je me suis couch\u00e9 de bonne heure, A la recherche du temps perdu, bien s\u00fbr.<br>C\u2019\u00e9tait \u00e0 M\u00e9gara, faubourg de Carthage, dans les jardins d\u2019Hamilcar. Salammb\u00f4.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Une douzaine de mots doivent suffire pour intriguer, capter l\u2019attention, cr\u00e9er une ambiance&nbsp;: La nuit derni\u00e8re, j\u2019ai r\u00eav\u00e9 que je revenais \u00e0 Manderley, Rebecca. Ce sont l\u00e0 des r\u00e9f\u00e9rences litt\u00e9raires, En t\u00e9l\u00e9vision, m\u00e9dia populaire, il faut prendre garde \u00e0 ne pas \u00eatre p\u00e9dant, mais il faut trouver un balanc\u00e9, des allit\u00e9rations accessibles \u00e0 chacun, une \u00e9vocation.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">L\u2019estomac nou\u00e9 par l\u2019appr\u00e9hension, des g\u00e9n\u00e9rations de petits gar\u00e7ons ont franchi la grande porte de Saint-Joseph, une premi\u00e8re fois, un matin de rentr\u00e9e&nbsp;&#8230;Premi\u00e8re phrase, accroche, d\u2019un magazine tourn\u00e9 par moi \u00e0 Poitiers&nbsp; avant la fermeture de cette institution des p\u00e8res j\u00e9suites. Saint-Jo, il n\u2019y a pas une famille de la Vienne qui la connaisse, m\u00eame le pr\u00e9sident de la r\u00e9gion Poitou-Charentes a fait ses \u00e9tudes chez les J\u00e8zes&nbsp;\u00bb.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Tout autre chose&nbsp;: Dans la France paysanne de 1914 travaillent 3.200.000 chevaux, \u00e2nes, mulets, en 1918, il en reste moins du quart&nbsp;&#8230;C\u2019est l\u00e0 le d\u00e9but d\u2019un sujet sur un spectacle \u00e9questre retra\u00e7ant les horreurs de la guerre et le massacre des animaux dont personne ne parle.<br>Dans l\u2019accroche, le journaliste se fait aussi un peu plaisir. Parfois on ne r\u00e9siste pas \u00e0 laisser pointer un peu d\u2019\u00e9rudition. Tout en se doutant bien qu\u2019on se heurtera \u00e0 un mur d\u2019incompr\u00e9hension, et pas seulement des spectateurs.<br><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Une paraphrase de Talleyrand&nbsp;: Qui n\u2019a pas connu les ann\u00e9es 50 n\u2019a pas connu la douceur de vivre.&nbsp;&nbsp;Si S\u00e9bastien, Le Prestre, marquis de Vauban, avait pu s\u2019\u00e9lever en montgolfi\u00e8re, il aurait eu confirmation depuis le ciel le la perfection de son \u0153uvre&nbsp;&#8230;D\u00e9but d\u2019un magazine sur&nbsp; le classement de l\u2019\u0153uvre de Vauban au Patrimoine mondial de l\u2019Unesco. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur la citadelle de Saint-Martin-de-R\u00e9, et son plan en \u00e9toile, encore intact. Enfin pour terminer, l\u2019accroche s\u2019appuie sur l\u2019image. Dans le cas pr\u00e9cit\u00e9&nbsp;: des vues a\u00e9riennes du plan g\u00e9om\u00e9trique de la citadelle, le village blanc, l\u2019oc\u00e9an bleu profond. Car la t\u00e9l\u00e9vision, c\u2019est l\u2019image, et nous travaillons \u00e0 deux sur le terrain avec un journaliste reporteur d\u2019images, et m\u00eame \u00e0 trois, avec le monteur, sans qui il n\u2019y a pas de sujet. Il peut saccager le tout, ou sublimer le travail des journalistes.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Voil\u00e0. Quand vous serez parfois devant l\u2019\u00e9trange lucarne, c\u2019est ainsi que Malraux appelait la t\u00e9l\u00e9vision, soyez attentif \u00e0 l\u2019accroche. Certains y excellent, d\u2019autres, pour employer un langage commun se plantent ou tombent&nbsp; \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Mais regardez-nous et \u00e9coutez nous.<\/span><\/p>\n\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\">Je d\u00e9die ce petit discours \u00e0 mes amis de France3 pr\u00e9sents dans la salle, de la vieille \u00e9cole, la bonne. Et \u00e0 mon mari, qui m\u2019\u00e9coute peut-\u00eatre de l\u00e0 haut. Il a \u00e9t\u00e9 pensionnaire \u00e0 St-Jo \u00e0 l\u2019\u00e2ge de huit ans. C\u2019\u00e9tait dur, il se sentait abandonn\u00e9, mais&nbsp; il para\u00eet que la pension&nbsp; forgeait des hommes. Pas s\u00fbr&nbsp;!<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Discours de pr\u00e9sentation par Bernard Mounier Christine de Ponchalon est une visionnaire. 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