{"id":2028,"date":"2019-05-25T15:14:27","date_gmt":"2019-05-25T14:14:27","guid":{"rendered":"http:\/\/academie-saintonge.org\/?p=2028"},"modified":"2019-08-02T12:25:29","modified_gmt":"2019-08-02T11:25:29","slug":"reception-de-philippe-ravon-au-24e-siege-de-lacademie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/academie-saintonge.org\/?p=2028","title":{"rendered":"R\u00e9ception de Philippe Ravon au 24e si\u00e8ge de l\u2019Acad\u00e9mie"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><b>Discours de pr\u00e9sentation par <a href=\"\/?p=161\">Alain Michaud<\/a><\/b><\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft\"><img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/michaud.jpg\" alt=\"Alain Michaud\" class=\"wp-image-195\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">\n\nN\u00e9 en Berry, \u00e0 Levet, non loin de Bourges, saintongeais et aunisien par son enfance, puis parisien et bourguignon, enfin europ\u00e9en dans sa profession du march\u00e9 de l&rsquo;art, Philippe Ravon s&rsquo;est finalement enracin\u00e9 \u00e0 Saintes o\u00f9 il pr\u00e9side la Soci\u00e9t\u00e9 des Amis des mus\u00e9es.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Cet enracinement tire son origine d&rsquo;une arri\u00e8re-grand-m\u00e8re qui, par l&rsquo;acquisition d&rsquo;une maison \u00e0 Saint- Trojan, a permis \u00e0 sa famille de d\u00e9couvrir les charmes de l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Ol\u00e9ron et de Rochefort. Mais son go\u00fbt pour l&rsquo;art, il le doit par atavisme \u00e0 son arri\u00e8re-grand-p\u00e8re, peintre du dimanche sur les bords de l&rsquo;Oise et collectionneur de tableaux. Avec sa future \u00e9pouse, il suit les cours de l&rsquo;Ecole du Louvre et du mus\u00e9e des Arts d\u00e9coratifs. Sa voie est d\u00e9sormais trac\u00e9e : il fait ses d\u00e9buts comme antiquaire \u00e0 Saulieu, en 1978 et devient professionnel du march\u00e9 de l&rsquo;art. Apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de recherche, il pr\u00e9sente \u00e0 Paris un m\u00e9moire sur les d\u00e9cors de trumeau \u00e0 toile peinte du sud-ouest, et devient membre de la Chambre nationale des experts sp\u00e9cialis\u00e9s en 1995, membre de la Conf\u00e9d\u00e9ration europ\u00e9enne des experts d&rsquo;art, assesseur de la Commission de conciliation et d&rsquo;expertise douani\u00e8re.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Aujourd&rsquo;hui, toujours en activit\u00e9, il pratique les expertises pour les partages de famille, les assurances, les ventes aux ench\u00e8res. Ainsi, en juillet 2016, il assure l&rsquo;inventaire du tr\u00e8s riche mobilier, objets d&rsquo;art et tableaux de l&rsquo;ancien ch\u00e2teau des \u00e9v\u00eaques de Dax, dont t\u00e9moigne un superbe catalogue, \u00e9dit\u00e9 \u00e0 cette occasion. \u00c0 Saintes, il propose \u00e0 la vente des toiles de peintres c\u00e9l\u00e8bres : Jongkind, Guillaumin, Corot, et met toujours en valeur les peintres r\u00e9gionaux. Les mus\u00e9es nationaux d\u00e9p\u00eachent r\u00e9guli\u00e8rement leurs \u00e9missaires pour acqu\u00e9rir des \u0153uvres qui vont rejoindre le Louvre, Versailles, le mus\u00e9e de S\u00e8vres, ou Orsay. Au mur de son cabinet, des \u0153uvres sont en cours d&rsquo;expertise ou d&rsquo;estimation : un paysage en partie peint par Courbet et Corot, la silhouette d&rsquo;un visage f\u00e9minin de Manet et bien d&rsquo;autres plus ou moins renomm\u00e9s mais toujours pr\u00e9cieux \u00e0 ses yeux.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Mais sa curiosit\u00e9 et son go\u00fbt pour l&rsquo;art le poussent \u00e9galement \u00e0 la recherche. Il participe \u00e0 plusieurs publications dans le domaine des arts d\u00e9coratifs et des Beaux-Arts, entre autres <i>Le style Regency<\/i>, publi\u00e9 chez Pha\u00efdon en 1992, et deux ans plus tard, <i>l&rsquo;Encyclop\u00e9die Larousse des Antiquit\u00e9s<\/i>, ou encore <i>Courbet, Auguin, Pradelles et la peinture de plein air dans le Sud-Ouest<\/i>, \u00e9dit\u00e9 dans <i>La Saintonge litt\u00e9raire<\/i> n\u00b072, <i>Peintres d&rsquo;Aunis et de Saintonge<\/i>, en 2004, puis le <i>Catalogue raisonn\u00e9 de l&rsquo;\u0153uvre peinte de Gaston Balande<\/i>, (Le Cro\u00eet Vif) en 2012.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Ardent d\u00e9fenseur des mus\u00e9es de province dont il a cr\u00e9\u00e9 l&rsquo;antenne r\u00e9gionale pour le Poitou-Charentes en l&rsquo;an 2000, Philippe Ravon est d&rsquo;abord, pour nous, pr\u00e9sident des Amis des mus\u00e9es de Saintes, association cr\u00e9\u00e9e au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle par l&rsquo;\u00e9rudit Louis Audiat sous l&rsquo;impulsion de deux peintres paysagistes r\u00e9gionaux, Hippolyte Pradelles et Louis Augustin Auguin. Sa soci\u00e9t\u00e9 apporte son appui \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipe des conservateurs, met ses r\u00e9seaux \u00e0 leur disposition, publie des ouvrages, un bulletin mensuel illustr\u00e9. Ainsi, elle a particip\u00e9 aux actes du colloque sur Charles Dangibeaud et contribue ainsi de fa\u00e7on importante au rayonnement des mus\u00e9es de la ville.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Passionn\u00e9 par la peinture et par son m\u00e9tier, Philippe Ravon fait entendre la voix des amoureux du patrimoine aux \u00e9lus et d\u00e9fend vaillamment la survie des mus\u00e9es de Saintes, dont l&rsquo;un est devenu r\u00e9serve.\n<br>\nL&rsquo;autre est en sommeil et le troisi\u00e8me, ferm\u00e9 pour cause de v\u00e9tust\u00e9, attend des travaux de restauration. Mais l&rsquo;activit\u00e9 de sa soci\u00e9t\u00e9 ne s&rsquo;arr\u00eate pas l\u00e0. Afin de d\u00e9velopper le go\u00fbt de l&rsquo;art et d&rsquo;\u00e9largir le public des mus\u00e9es, l&rsquo;association et son pr\u00e9sident organisent des voyages de visite et d&rsquo;\u00e9tudes, comme \u00e0 Rome ou \u00e0 Venise, et un d\u00e9placement annuel \u00e0 Paris, ainsi que des conf\u00e9rences mensuelles en liaison avec l&rsquo;actualit\u00e9 artistique, et souvent pr\u00e9sent\u00e9es par les commissaires de grandes expositions nationales. C&rsquo;est ainsi que Philippe Ravon a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine des expositions aux mus\u00e9es de Saintes de Courbet en Saintonge en 2007 et de Jean Geoffroy, peintre de l&rsquo;enfance, en 2015, dont on conna\u00eet le succ\u00e8s.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">C&rsquo;est par cette d\u00e9fense tenace de l&rsquo;art, de son r\u00f4le et de sa pr\u00e9sence au sein des mus\u00e9es de notre r\u00e9gion, par cette passion qu&rsquo;il aime partager avec les autres, que nous avons jug\u00e9 indispensables ses comp\u00e9tences au sein de notre Acad\u00e9mie dont le but est de faire vivre la culture et de pr\u00e9server l&rsquo;identit\u00e9 r\u00e9gionale. Nul doute que Philippe saura, avec son \u00e9nergie et son enthousiasme, nous aiguiller et nous guider dans ce sens.<\/span><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Discours de r\u00e9ponse de <a href=\"\/?p=2040\">Philippe Ravon<\/a><\/strong><\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright\"><img decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Philippe_Ravon-1.jpg\" alt=\"Philippe Ravon\" class=\"wp-image-1242\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>\n<span style=\"font-size: medium;\">Madame la Directrice, Mesdames et Messieurs de l&rsquo;Acad\u00e9mie de Saintonge, Mesdames, Messieurs, chers amis,<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Je remercie Alain Michaud de m&rsquo;accueillir, et de le faire avec tant de talent et de sollicitude. Il est l&rsquo;inlassable historien de la Saintonge, \u00e2me militante des plus importantes soci\u00e9t\u00e9s savantes, toujours pr\u00e9sent lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de soutenir une cause li\u00e9e au patrimoine. Et il est l&rsquo;un de ceux, comme Pascal Even, qui m&rsquo;ont redonn\u00e9 du courage en ce domaine lors de moments de doute.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Malgr\u00e9 une activit\u00e9 professionnelle toujours intense, je n&rsquo;ai pas song\u00e9 \u00e0 d\u00e9cliner l&rsquo;invitation qui m&rsquo;\u00e9tait faite de rejoindre aujourd&rsquo;hui l&rsquo;Acad\u00e9mie de Saintonge. Bien au contraire, plusieurs raisons m&rsquo;ont press\u00e9 de l&rsquo;accepter.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">La premi\u00e8re est la qualit\u00e9 de ceux qui l&rsquo;on compos\u00e9e et la composent. Je me souviens de chacun de ses membres d\u00e9couverts au cours de ces r\u00e9unions annuelles qui r\u00e9ussissent le prodige de faire venir un large auditoire, dans une salle close, par un beau dimanche d&rsquo;octobre. Chacun sait qu&rsquo;il se produit ici quelque chose de rare : la rencontre amicale, sur l&rsquo;estrade, d&rsquo;une marquise et d&rsquo;un patoisant, d&rsquo;un aviateur et d&rsquo;un arch\u00e9ologue, d&rsquo;un polytechnicien et d&rsquo;une cin\u00e9aste.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Je pense aujourd&rsquo;hui \u00e0 deux personnalit\u00e9s d&rsquo;exception, celles de Jacques Badois et de Jean-Claude Dubois, qui m&rsquo;ont honor\u00e9 de leur amiti\u00e9 d\u00e8s mon retour dans la r\u00e9gion. Ils repr\u00e9sentent pour moi l&rsquo;esprit de cette Acad\u00e9mie, fait d&rsquo;une grande exigence intellectuelle au service du patrimoine culturel.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">La deuxi\u00e8me raison est que le 24<sup>e<\/sup> si\u00e8ge est celui de Fran\u00e7ois Julien-Labruy\u00e8re ; celui-ci m&rsquo;a encourag\u00e9 \u00e0 accepter en termes g\u00e9n\u00e9reux et amicaux ; il a \u00e9t\u00e9 soutenu en ce sens par le vote des acad\u00e9miciens que je remercie aujourd&rsquo;hui devant vous.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Sur Fran\u00e7ois, qui a \u00e9t\u00e9 le c\u0153ur de cette Acad\u00e9mie pendant plusieurs d\u00e9cennies, je ne vous apprendrais rien ; il a apport\u00e9 l\u00e0 sa connaissance du monde, acquise au cours de sa premi\u00e8re vie professionnelle, et l&rsquo;a mise au service de la culture r\u00e9gionale.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Je l&rsquo;ai connu par ses travaux d&rsquo;histoire et de sociologie ; sa premi\u00e8re \u00e9tude sur la r\u00e9gion <i>\u00c0 la recherche de la Saintonge maritime<\/i> m&rsquo;a accompagn\u00e9 quotidiennement, quand je suis revenu m&rsquo;\u00e9tablir ici. Ses ouvrages ont toujours su m\u00ealer \u00e0 l&rsquo;\u00e9rudition le plaisir de la d\u00e9couverte et du partage.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Un trait marquant de F. Julien-Labruy\u00e8re est pour moi la confiance naturelle qu&rsquo;il accorde aux autres, le cr\u00e9dit qu&rsquo;il donne \u00e0 leur parole; il en a d&rsquo;ailleurs fait son m\u00e9tier, d&rsquo;abord dans la banque, avec un ouvrage sur le cr\u00e9dit traduit en sept langues, puis avec les \u00e9ditions du Cro\u00eet vif, v\u00e9ritable porte-voix des hommes les plus illustres jusqu&rsquo;aux plus humbles. L&rsquo;incroyable richesse du catalogue de ses publications t\u00e9moigne de son int\u00e9r\u00eat pour la m\u00e9moire humaine, patrimoine immat\u00e9riel, mati\u00e8re quasi organique constitutive de l&rsquo;identit\u00e9 locale. Nous avons travaill\u00e9 ensemble \u00e0 plusieurs projets, dont l&rsquo;\u00e9dition du catalogue raisonn\u00e9 de l&rsquo;\u0153uvre peint de Gaston Balande. Tous nos \u00e9changes m&rsquo;inspirent amicale sympathie et tr\u00e8s profond respect.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Il m&rsquo;est difficile de parler de moi, comme cela m&rsquo;a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 par notre pr\u00e9sidente Marie-Dominique Montel, tant le texte d&rsquo;Alain Michaud \u00e9tait complet ; je voudrais seulement souligner que mon lien particulier avec la r\u00e9gion vient en partie de l&rsquo;enfance et a trouv\u00e9 un \u00e9cho jamais \u00e9teint au contact des peintres. Ces artistes du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, comme Courbet, Corot, Auguin et Pradelles, sont sortis de leur atelier, et ont \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment touch\u00e9s par la nature saintongeaise ; en attestent des correspondances dans lesquelles ils d\u00e9crivent le bruissement d&rsquo;un feuillage ou les reflets d&rsquo;un cours d&rsquo;eau entrevu \u00e0 La Rochecourbon.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Et il m&rsquo;est impossible de ne pas \u00e9voquer ici Roger Bonniot, autre acad\u00e9micien, qui, le premier, a fait revivre (en 1973), les p\u00e9rip\u00e9ties du s\u00e9jour de Courbet en Saintonge. Il raconte jusque dans le d\u00e9tail cette p\u00e9riode foisonnante qui a vu Saintes recueillir la manne r\u00e9pandue \u00e0 profusion par cet artiste r\u00e9volutionnaire. Tout \u00e9tait dans cet ouvrage, et j&rsquo;ai voulu l&rsquo;exposition <i>Courbet en Saintonge<\/i>, en 2007, pour rendre hommage au travail remarquable de cet homme aussi \u00e9rudit que discret.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Bien que j&rsquo;aie parl\u00e9 de souvenirs d&rsquo;enfance, il n&rsquo;est pas question de nostalgie, mais de vie ; il y aura d&rsquo;autres enfances, d&rsquo;autres \u00e9merveillements, d&rsquo;autres d\u00e9couvertes. Courbet et ses amis peintres se retrouvaient, \u00e0 Port Berteau, dans une maison qui portait un nom qu&rsquo;il est permis de trouver symbolique : la \u00ab maison du passeur \u00bb. Eh bien, c&rsquo;est ainsi que je vois les membres de cette Acad\u00e9mie, comme des passeurs d&rsquo;histoires et des passeurs d&rsquo;\u00e9motions. On peut croire que Nicol\u00e0s Gomez D\u00e0vila les d\u00e9crit avec justesse, lorsqu&rsquo;il dit : \u00ab L&rsquo;\u00e2me cultiv\u00e9e est celle o\u00f9 le vacarme des vivants n&rsquo;\u00e9touffe pas la musique des morts \u00bb. Comme les enfants des soirs d&rsquo;\u00e9t\u00e9 et comme vous, acad\u00e9miciens, je voudrais que les noms aim\u00e9s \u00e9crits dans le sable ne disparaissent pas \u00e0 tout jamais.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Discours de pr\u00e9sentation par Alain Michaud N\u00e9 en Berry, \u00e0 Levet, non loin de Bourges, saintongeais et aunisien par son enfance, puis parisien et bourguignon, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":2406,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[198,4,203],"tags":[],"class_list":["post-2028","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-198","category-archives","category-receptions-2017"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2028","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2028"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2028\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2111,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2028\/revisions\/2111"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2406"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2028"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2028"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2028"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}