{"id":330,"date":"2015-08-03T16:42:23","date_gmt":"2015-08-03T15:42:23","guid":{"rendered":"http:\/\/academie-saintonge.org\/?p=330"},"modified":"2016-02-18T23:12:17","modified_gmt":"2016-02-18T22:12:17","slug":"ii-saintes-ou-saintonge","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/academie-saintonge.org\/?p=330","title":{"rendered":"II. Saintes ou Saintonge ?"},"content":{"rendered":"<div class=\"text\" align=\"justify\">\n<p>La fusion, discut\u00e9e le 20 mars 1959, s&rsquo;op\u00e8re \u00e0 la s\u00e9ance suivante, le 15 mai 1959. Elle apporte \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie un incontestable renfort, tant en nouvelles personnalit\u00e9s qu&rsquo;en vocation \u00e0 devenir le grand jury culturel du pays charentais. Le Prix de Saintonge, h\u00e9ritier d&rsquo;une initiative prise en 1935 par l&rsquo;\u00e9quipe de la revue Pays d&rsquo;Ouest, et tout juste revigor\u00e9 en 1947 au sein de l&rsquo;association des Vieilles Maisons fran\u00e7aises, est pr\u00e9sid\u00e9 par H\u00e9lie de Bremond d&rsquo;Ars et rassemble dix personnalit\u00e9s, dont trois font d\u00e9j\u00e0 partie de l&rsquo;Acad\u00e9mie. \u00ab Dix-sept, ce n&rsquo;est pas un nombre!&#8230; \u00bb, s&rsquo;exclame Tonnellier ; on d\u00e9cide donc de faire passer statutairement \u00e0 vingt le nombre des si\u00e8ges, puis d&rsquo;\u00e9lire, \u00e0 scrutin secret, mais sur une liste de candidatures pr\u00e9alables, trois acad\u00e9miciens de plus.<\/p>\n<p>Les dix nouveaux membres si\u00e8gent ainsi aux si\u00e8ges 10 et suivants, non plus par ordre alphab\u00e9tique comme pr\u00e9c\u00e9demment, mais par ordre d&rsquo;anciennet\u00e9 : Hector Talvart, Maurice Hugot, Pierre Audiat, Maurice Rat, Pierre Martin-Civat, Samuel Viaud-Loti, Odette Comandon, Maurice Fombeure, Jacques Nanteuil et Yvon Bizardel. Ce qui frappe dans cette liste de noms, pour qui sait comprendre les infinies nuances du clocher charentais, c&rsquo;est la largeur de son horizon g\u00e9ographique. Les dix fondateurs \u00e9taient tous saintongeais, cinq d&rsquo;entre eux habitant m\u00eame Saintes. Les dix nouveaux sont au contraire fortement marqu\u00e9s par leur origine du Pays d&rsquo;Ouest : comme racine \u00e0 leur attachement, La Rochelle voisine avec Rochefort, Cognac avec Angoul\u00eame et m\u00eame Niort avec Poitiers. \u00ab Le caract\u00e8re purement saintais de l&rsquo;Acad\u00e9mie tend \u00e0 se diluer dans un tissu r\u00e9gional \u00e9largi \u00bb, pensent alors certains ; \u00ab Saintes retrouve son rang de capitale culturelle r\u00e9gionale qu&rsquo;elle avait confirm\u00e9 du temps de Louis Audiat \u00bb, rectifient sagement les autres ! \u00c9quilibre tactique ou simple co\u00efncidence ? Toujours est-il que Jean Sorillet, qui cumule racines poitevines et attaches saintaises, succ\u00e8de alors au chanoine Tonnellier.<\/p>\n<p>Ce dernier avait cherch\u00e9 avec passion la juste et bonne orientation \u00e0 donner \u00e0 sa toute nouvelle acad\u00e9mie&#8230; Il l&rsquo;avait d&rsquo;abord positionn\u00e9e comme simple organisatrice de conf\u00e9rences, \u00ab tournantes et payantes \u00bb, dites par des invit\u00e9s et agr\u00e9ment\u00e9es de th\u00e9\u00e2tre saintongeais mis au concours, ainsi que de la distribution d&rsquo;un \u00ab prix du M\u00e9rite familial \u00bb. Plusieurs s\u00e9ances de ce type sont ainsi tenues en 1958 et 1959. Mais rapidement on s&rsquo;aper\u00e7oit que le M\u00e9rite familial est un peu trop li\u00e9 aux exigences de la mairie de Saintes, que le concours de patois se r\u00e9v\u00e8le un \u00e9chec et que, seules, les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la r\u00e9gion en termes historiques ou litt\u00e9raires font recette : ainsi l&rsquo;hommage rendu au docteur Jean au th\u00e9\u00e2tre de Saintes le 19 janvier 1958, avec Odette Comandon en vedette, ou celui \u00e0 Loti le 16 ao\u00fbt 1958 anim\u00e9 par Samuel Viaud-Loti \u00e0 La Roche-Courbon ; \u00ab une grosse cote\u00bb, commentera le chanoine Tonnellier.<\/p>\n<p>Avec le docteur Sorillet, pointe une nouvelle orientation. C&rsquo;est \u00e0 lui que revient la premi\u00e8re \u00e9bauche d&rsquo;un protocole fixe pour la s\u00e9ance publique annuelle de l&rsquo;Acad\u00e9mie : r\u00e9ception des nouveaux membres, distribution des prix, conf\u00e9rence par un acad\u00e9micien. La formule pla\u00eet, elle ne variera gu\u00e8re par la suite. La premi\u00e8re s\u00e9ance comportant ce c\u00e9r\u00e9monial est celle du 2 ao\u00fbt 1959 : la r\u00e9ception des dix nouveaux membres, la remise des prix, dont celui de Saintonge \u00e0 Marthe Haury pour ses jolies <em>Fresques saintongeaises<\/em> et deux conf\u00e9rences, une de Chasseloup-Laubat sur l&rsquo;ostr\u00e9iculture, l&rsquo;autre de Sorillet sur l&rsquo;\u00e9cole de chirurgie de Saintes au XVIIIe si\u00e8cle. Le tout dans la salle du grand auditorium de l&rsquo;abbaye aux Dames, habitude qui demeurera jusqu&rsquo;en 1982. Cependant, le conflit latent entre la vision purement saintaise du r\u00f4le de l&rsquo;Acad\u00e9mie et son extension \u00e0 la r\u00e9gion charentaise toute enti\u00e8re g\u00eane les deux ann\u00e9es de direction de Jean Sorillet. Pour maintenir une subvention de la mairie de Saintes, celui-ci propose de remettre deux \u00ab prix universitaires \u00bb pour les meilleures dissertations au baccalaur\u00e9at des \u00e9l\u00e8ves des coll\u00e8ges de Saintes, l&rsquo;un \u00e0 une fille, l&rsquo;autre \u00e0 un gar\u00e7on ; l&rsquo;id\u00e9e, mal accept\u00e9e par ses confr\u00e8res car consid\u00e9r\u00e9e comme n\u2019\u00e9tant pas \u00e0 la hauteur des ambitions de l\u2019Acad\u00e9mie, tiendra \u00e0 peine deux s\u00e9ances .<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La fusion, discut\u00e9e le 20 mars 1959, s&rsquo;op\u00e8re \u00e0 la s\u00e9ance suivante, le 15 mai 1959. 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