{"id":547,"date":"2015-08-05T10:13:24","date_gmt":"2015-08-05T09:13:24","guid":{"rendered":"http:\/\/academie-saintonge.org\/?p=547"},"modified":"2016-01-27T17:19:58","modified_gmt":"2016-01-27T16:19:58","slug":"seance-publique-annuelle-du-dimanche-3-octobre-2004-salle-saintonge-saintes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/academie-saintonge.org\/?p=547","title":{"rendered":"Panorama de la vie culturelle Saintongeaise en 2004"},"content":{"rendered":"<p>S\u00e9ance publique annuelle du dimanche 3 octobre 2004 (Salle Saintonge, Saintes)<\/p>\n<p>Par Fran\u00e7ois Julien-Labruy\u00e8re, directeur en exercice.<\/p>\n<p>Permettez-moi de commencer cette s\u00e9ance publique par une courte citation : \u00ab Jean-Fran\u00e7ois Lumet avait pris la vice-pr\u00e9sidence du club d\u2019aviron pour meubler une carte de visite aussi d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment vide qu\u2019un discours d\u2019intronisation \u00e0 la docte Acad\u00e9mie de Saintonge\u2026 \u00bb Cette phrase est tir\u00e9e des Contes de l\u2019entreprise de Jacques-Edmond Machefert, un recueil de nouvelles publi\u00e9 en 2003 aux \u00e9ditions de la Sarmazelle qui, comme on le sait, veut dire le chiendent en saintongeais ! Comme il s\u2019agit de la seule r\u00e9f\u00e9rence litt\u00e9raire concernant notre compagnie, je ne peux la manquer. Il est m\u00eame de mon devoir de vous la livrer. Certes, aux rhizomes du chiendent, j\u2019aurais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 une brass\u00e9e de fleurs toutes simples comme la passerose ou le gu\u00e9rit, mais ce n\u2019est plus gu\u00e8re de saison.<\/p>\n<p>Nos discours seraient donc \u00ab d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment vides \u00bb ! Acceptons-en la critique. \u00ab B\u00eate, bouffi, boursoufl\u00e9, creux, enfl\u00e9, futile, insignifiant, insipide, inutile, morne, nul, pauvre, plat, vague, vain \u00bb ; telle est la liste \u00e9tablie par le Robert pour les diff\u00e9rentes nuances de \u00ab vide \u00bb au figur\u00e9. Quant \u00e0 \u00ab d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment \u00bb, son inventaire est encore plus vaste puisqu\u2019il comporte plus de trente occurrences. Donc, parmi les quatre cents cinquante combinaisons qui d\u00e9rivent du croisement des deux champs s\u00e9mantiques, je vous propose mes pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es : \u00ab lamentablement insipide \u00bb, \u00ab immod\u00e9r\u00e9ment creux \u00bb, \u00ab mortellement nul \u00bb, \u00ab mis\u00e9rablement boursoufl\u00e9 \u00bb, \u00ab supr\u00eamement inutile \u00bb ! Ou encore \u00ab extraordinairement insignifiant \u00bb\u2026 Je crois en effet que ce que nous faisons tous, chaque ann\u00e9e le premier dimanche d\u2019octobre, dans cette salle Saintonge, c\u2019est-\u00e0-dire assister \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un palmar\u00e8s de notre culture saintongeaise, peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme extraordinairement insignifiant par tous ceux qui n\u2019ont pas compris la vigueur sensible de l\u2019attachement r\u00e9gional. Cette part de nous-m\u00eames que nous ne m\u00e9prisons pas, que nous ne sur\u00e9valuons pas non plus, et qui nous donne une meilleure compr\u00e9hension du monde dans lequel nous vivons en m\u00eame temps qu\u2019une certaine familiarit\u00e9 entre nous. Autrement dit, comme le soulignait Pierre-Henri Simon, qui nous permet de nous \u00ab \u00e9panouir en (nous) enracinant \u00bb.<\/p>\n<p>Cette disposition d\u2019esprit qui na\u00eet du sentiment r\u00e9gional, entre ouverture et intimit\u00e9, est vraie partout. Ce sont les couleurs qu\u2019elle prend qui la distinguent. Dans notre Saintonge, principalement dans sa partie maritime, ces couleurs varient traditionnellement du d\u00e9licat, leur \u00e9tat le plus fr\u00e9quent, \u00e0 l\u2019\u00e9clatant. Avez-vous not\u00e9 comme cet \u00e9t\u00e9 2004 a \u00e9t\u00e9 peu baign\u00e9 de cette lumi\u00e8re bleut\u00e9e, l\u00e9g\u00e8rement voil\u00e9e, qui incline \u00e0 l\u2019abandon et favorise le retour sur soi ? Il a \u00e9t\u00e9 au contraire marqu\u00e9 de ciels changeants aux lumi\u00e8res plus crues que d\u2019ordinaire. Comme si la m\u00e9t\u00e9o s\u2019\u00e9tait cal\u00e9e sur la tendance forte qu\u2019ont eue cette ann\u00e9e nos manifestations culturelles \u00e0 se projeter ailleurs. Comme si elle avait \u00e9t\u00e9 domin\u00e9e par des vents venus du Qu\u00e9bec\u2026<\/p>\n<p>Les comm\u00e9morations font bien les choses : partout en France on f\u00eatait \u00e0 grands renforts de bons sentiments le soixanti\u00e8me anniversaire de la lib\u00e9ration du pays, la Saintonge lui pr\u00e9f\u00e9rait un autre drapeau. Il y a quatre cents ans, en 1604, deux bateaux partaient du Havre vers le Saint-Laurent. Ce n\u2019\u00e9tait pas la premi\u00e8re exp\u00e9dition vers le grand fleuve canadien, loin de l\u00e0, puisque le Malouin Jacques Cartier l\u2019avait explor\u00e9 soixante-dix ans plus t\u00f4t et qu\u2019un petit trafic de peaux de castors s\u2019y \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e9tabli ; ce n\u2019\u00e9tait pas non plus l\u2019exp\u00e9dition la plus imposante, car de nombreux voyages beaucoup plus cons\u00e9quents seront organis\u00e9s par la suite en vue de la colonisation du pays. Non, il s\u2019agissait d\u2019une travers\u00e9e aux buts avant tout commerciaux. Son promoteur venait d\u2019obtenir l\u2019exclusivit\u00e9 de la traite des fourrures et il avait r\u00e9ussi \u00e0 habiller son privil\u00e8ge de quelques dispositions qui le rendaient plus respectable : en contrepartie de son monopole sur la pelleterie, il devait faire ses meilleurs efforts pour convertir les \u00ab sauvages \u00bb \u00e0 la religion catholique ; dans les contrats internationaux, on dit maintenant \u00ab best efforts \u00bb tout en sachant que la clause reste de pur style ! \u00c0 cette fin, une commission royale de Henri IV l\u2019avait nomm\u00e9 \u00ab vis-amiral et lieutenant g\u00e9n\u00e9ral en Acadie \u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 leur arriv\u00e9e, ils s\u2019installent dans une \u00eele de la rivi\u00e8re Sainte-Croix, sur la c\u00f4te du Maine actuel, mais nombreux sont les compagnons \u00e0 mourir de froid durant l\u2019hiver ; les survivants construisent ensuite une \u00ab habitation \u00bb \u00e0 Port-Royal, actuellement Annapolis-Royal en Nouvelle-\u00c9cosse : ce sera le premier \u00e9tablissement am\u00e9ricain permanent au nord du Mexique ; il date de 1605. C\u2019est pourtant 1604 qui est retenue comme date historique, celle de la fondation de la \u00ab Nouvelle France \u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque, personne en Saintonge ne se serait int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Personne d\u2019ailleurs n\u2019en aurait \u00e9t\u00e9 au courant. Sauf peut-\u00eatre quelques familiers qui devaient faire des gorges chaudes de la vente d\u2019un beau domaine \u00e0 Royan pour financer un voyage aussi incertain ! Ce qui motivait alors les Saintongeais tournait plus autour de la paix religieuse en train de s\u2019\u00e9tablir et des \u00ab mamelles de la France \u00bb pr\u00f4n\u00e9es par Sully ; certainement aussi d\u2019une pouss\u00e9e de peste \u00e0 La Rochelle et dans quelques villes proches qui avait de quoi inqui\u00e9ter\u2026<\/p>\n<p>Si aujourd\u2019hui cette fondation de la \u00ab Nouvelle France \u00bb prend autant d\u2019ampleur en Saintonge, c\u2019est que deux enfants du pays y tiennent le premier r\u00f4le : Pierre Dugua de Mons en est le promoteur et Samuel Champlain le cartographe. Dugua est de Royan, Champlain de Brouage. Dugua a d\u00e9j\u00e0 une belle carri\u00e8re militaire derri\u00e8re lui et pour le remercier de ses \u00e9tats de service, c\u00f4t\u00e9 protestant, Henri IV lui octroie une pension de douze cents couronnes, le nomme gentilhomme de la maison du roi et gouverneur du ch\u00e2teau de Madrid \u00e0 Neuilly, puis de la ville de Pons. Champlain est moins connu et d\u2019extraction plus modeste ; il est fourrier \u00e0 l\u2019arm\u00e9e \u2013 catholique \u2013 de Fran\u00e7ois d\u2019Espinay de Saint-Luc puis part pour une grande navigation en Am\u00e9rique, entre Antilles et Saint-Laurent, au cours de laquelle il met \u00e0 profit les techniques de topographie apprises \u00e0 Brouage, aupr\u00e8s de l\u2019ing\u00e9nieur de la place-forte, Leber du Carlo. \u00c0 son retour en 1603, il publie un premier livre appel\u00e9 Des Sauvages qui obtient un certain succ\u00e8s.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 pourquoi les c\u00e9l\u00e9brations du quatri\u00e8me centenaire de la \u00ab Nouvelle France \u00bb ont \u00e9t\u00e9 aussi nombreuses en Saintonge et quasi ignor\u00e9es ailleurs ; Dugua et Champlain en furent les h\u00e9ros car ils figurent une des caract\u00e9ristiques de notre personnalit\u00e9 r\u00e9gionale, le go\u00fbt pour l\u2019aventure maritime avec ce qu\u2019il comporte de projection de soi, d\u2019exploration et m\u00eame souvent d\u2019exotisme\u2026 On le sait, il ne s\u2019agit pas d\u2019une dominante absolue de notre identit\u00e9 mais d\u2019une attraction, d\u2019une perspective, \u00e0 la fa\u00e7on qu\u2019ont nos paysages marins de se fondre lentement en leurs rivages : la Charente-Maritime se reconna\u00eet en deux mouettes, une verte pour ses racines, une bleue pour son \u00e9vasion, sa projection. Mais une projection en mineur car notre mouette bleue n\u2019aime gu\u00e8re les violentes marines de temp\u00eates et leur pr\u00e9f\u00e8re les coloris un peu d\u00e9lav\u00e9s tels que les rend l\u2019aquarelle.<\/p>\n<p>Le Qu\u00e9bec est parfait pour cela : parce qu\u2019il est d\u2019un temps si lointain qu\u2019on peut en tirer l\u00e9gende, c\u00f4t\u00e9 mouette bleue, il r\u00e9pond \u00e0 notre go\u00fbt pour l\u2019aventure de fa\u00e7on mesur\u00e9e, temp\u00e9r\u00e9e, presque d\u00e9lav\u00e9e comme une vieille carte g\u00e9ographique qui aurait beaucoup servi ; c\u00f4t\u00e9 mouette verte, il ressemble \u00e0 un vieux cousinage dont le plaisir serait de retrouver la tombe de l\u2019anc\u00eatre commun et aussi son langage qui, du coup, reprend belle allure. Autrement dit, le r\u00eave am\u00e9ricain revigor\u00e9 par une touche de village. Et cela fonctionne des deux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Atlantique : pour continuer de filer la m\u00e9taphore de nos mouettes, plut\u00f4t dans les tons bleus en Saintonge, plut\u00f4t dans les verts au Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p>Premi\u00e8re pierre de la future maison de Champlain \u00e0 Brouage, journ\u00e9es Dugua de Mons \u00e0 Royan, visites protocolaires de l\u2019ambassadeur du Canada \u00e0 Brouage, \u00e0 Royan, \u00e0 Pons et \u00e0 Fl\u00e9ac (au ch\u00e2teau d\u2019Ardennes), publication de plusieurs livres sur Champlain, parution d\u2019une nouvelle biographie de Dugua de Mons (la troisi\u00e8me en six ans !), \u00e9dition d\u2019un timbre \u00e0 son effigie et r\u00e9alisation d\u2019un film vid\u00e9o le concernant, conf\u00e9rences, expositions, spectacles, feux d\u2019artifice un peu partout en Saintonge sur le th\u00e8me de la Nouvelle France\u2026 on a m\u00eame eu droit \u00e0 des \u00ab d\u00eeners de l\u2019esp\u00e9rance \u00bb reconstituant en habit d\u2019\u00e9poque les soir\u00e9es offertes par les notables de La Rochelle aux \u00e9migrants, la veille de leur d\u00e9part, et une \u00ab dict\u00e9e francophone \u00bb tendant \u00e0 d\u00e9montrer que les cousins des deux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Atlantique poss\u00e8dent le m\u00eame patrimoine de mots.<\/p>\n<p>Je retiendrai de cette avalanche de symboles comm\u00e9moratifs l\u2019incontestable climat de concurrence entre Champlain et Dugua. Nos deux h\u00e9ros sont rarement c\u00e9l\u00e9br\u00e9s comme le voudrait l\u2019harmonie d\u2019une f\u00eate de famille, mais en perp\u00e9tuelle rivalit\u00e9. L\u2019antagonisme vient de la renomm\u00e9e de Champlain et de l\u2019oubli dans lequel \u00e9tait tomb\u00e9 Dugua. Du coup, l\u2019ancien patron de la Nouvelle France est devenu le challenger de son adjoint dans la m\u00e9moire historique.<\/p>\n<p>Les raisons expliquant cette pr\u00e9\u00e9minence de Champlain sont multiples : on a pr\u00e9tendu que le protestantisme de Dugua l\u2019aurait handicap\u00e9 face au catholicisme de Champlain ; cela me semble une pure parano\u00efa de minorit\u00e9 religieuse, alors qu\u2019il existe des motifs \u00e9vidents \u00e0 la diff\u00e9rence de notori\u00e9t\u00e9. Dugua est avant tout un commer\u00e7ant qui souhaite profiter de la grande vogue des chapeaux en fourrure de castor ; Champlain, lui, est un explorateur qui cherche toute sa vie l\u2019\u00e9quivalent du cap Horn au nord, autrement dit une voie alternative vers le Pacifique et la Chine qui permettrait \u00e0 la France de rivaliser avec l\u2019Espagne ; outre cet \u00e9cart dans le m\u00e9rite social \u2013 l\u2019aventure vaut toujours mieux que le tiroir-caisse \u2013, le fait que Champlain ait racont\u00e9 ses Voyages avec un talent certain qui flattait le go\u00fbt de ses contemporains pour l\u2019exotisme reste la raison principale de son dominat d\u2019image. Un conteur exemplaire d\u2019explorations qui font r\u00eaver contre un mercanti muet abrit\u00e9 derri\u00e8re son privil\u00e8ge, la lutte est forc\u00e9ment in\u00e9gale !<\/p>\n<p>Et pourtant Dugua revient, comme on dirait dans une \u00e9preuve sportive\u2026 C\u2019est d\u2019abord d\u00fb au go\u00fbt actuel pour les oubli\u00e9s de l\u2019histoire, notre \u00e9poque se plaisant tout particuli\u00e8rement \u00e0 r\u00e9parer ce qu\u2019elle consid\u00e8re comme des injustices de la m\u00e9moire. En second lieu, il est clair que Dugua, plus que Champlain, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 par les souverainistes qu\u00e9b\u00e9cois : consid\u00e9r\u00e9 comme le vrai pionnier de la colonie alors que Champlain reste un simple explorateur, son \u00ab habitation \u00bb a \u00e9t\u00e9 reconstruite \u00e0 Annapolis-Royal et de nombreuses manifestations symboliques ont eu lieu autour de son nom. Royan, son lieu d\u2019origine, n\u2019a fait que suivre. Enfin, si Dugua revient nettement \u00e0 la surface en termes d\u2019identit\u00e9, autonomiste au Qu\u00e9bec, r\u00e9gionaliste en Saintonge, c\u2019est aussi parce que l\u2019image de Champlain est en train de se diluer.<\/p>\n<p>J\u2019en veux pour illustration un livre publi\u00e9 en d\u00e9but d\u2019\u00e9t\u00e9 : Champlain ou les portes du Nouveau Monde, cinq si\u00e8cles d\u2019\u00e9changes entre le centre-Ouest fran\u00e7ais et l\u2019Am\u00e9rique du Nord ; il s\u2019agit d\u2019un collectif, un bel ouvrage d\u2019ailleurs, mais qui finalement parle peu de Champlain au profit des liens de l\u2019ensemble de la r\u00e9gion d\u2019entre Loire et Gironde avec l\u2019Am\u00e9rique du nord, elle aussi prise dans sa totalit\u00e9. Autrement dit, le Saintongeais Champlain, explorateur du Qu\u00e9bec, se voit d\u00e9localis\u00e9 en une sorte de projection atlantiste, aussi floue que superficielle. Dans le m\u00eame temps Dugua s\u2019enracine. Or le Qu\u00e9bec et la Saintonge vivant essentiellement de leurs racines, je ne serais pas surpris qu\u2019\u00e0 terme, et localement, Dugua reprenne ses galons face \u00e0 son ancien lieutenant.<\/p>\n<p>On consid\u00e8re g\u00e9n\u00e9ralement qu\u2019il n\u2019y a rien de plus stable et de plus durable qu\u2019une identit\u00e9 r\u00e9gionale. Avec ce sous-entendu n\u00e9gatif qu\u2019il n\u2019est rien de plus \u00e9troit et de plus conservateur ! Or rien n\u2019est plus subtil que la cote d\u2019amour et d\u2019attachement qu\u2019on accorde aux images. Quelque chose de fluide, un peu comme des sables mouvants, en perp\u00e9tuelle \u00e9volution, m\u00eame si celle-ci appara\u00eet lente et quelquefois pleine de contradictions. Si cette promenade en compagnie de nos deux champions de l\u2019identit\u00e9 saintongeaise dans ce qu\u2019elle poss\u00e8de d\u2019ouverture au monde a pu contribuer \u00e0 montrer que notre attachement n\u2019est fait que de nuances, j\u2019en serais le plus heureux des Xaintongeois, puisqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque c\u2019est ainsi qu\u2019on nous appelait.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S\u00e9ance publique annuelle du dimanche 3 octobre 2004 (Salle Saintonge, Saintes) Par Fran\u00e7ois Julien-Labruy\u00e8re, directeur en exercice. Permettez-moi de commencer cette s\u00e9ance publique par une [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[78,4,117],"tags":[],"class_list":["post-547","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-78","category-archives","category-la-vie-culturelle-2004"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/547","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=547"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/547\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1287,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/547\/revisions\/1287"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=547"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=547"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/academie-saintonge.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=547"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}