Jean-Paul Jaud pour son film Quatre saisons entre Marennes et Oleron

Rapport de François Julien-Labruyère

 

Pour de multiples raisons, je suis particulièrement heureux de remettre à Jean-Paul Jaud le prix de l’Académie pour son film Quatre saisons entre Marennes et Oleron. D’abord parce que Jean-Paul Jaud est un enfant du pays, plus précisemment d’Étaules, et que toute sa vie et son ceuvre démontrent un attachement fort à ses racines. Cette année a été celle du Mondial et la France a gagné. Vous devez vous demander pourquoi je vous raconte cela! Tout simplement parce que Jean-Paul Jaud est un des réalisateurs de télévision les plus appréciés du monde sportif, notamment pour le foot-bail. Il travaille pour Canal+. Mais, comme nous tous, il possède une passion; la sienne est celle du grand reportage de cinéma où il peut donner les preuves de son talent. Son premier documentaire marie d’ailleurs le foot-bail et les racines locales: il s’agit d’un portrait de Dominique Rocheteau, le grand footballeur, lui aussi d’Étaules, à l’époque de la splendeur de son club de Saint-Étienne. Puis Jean-Paul Jaud se tourne vers le documentaire de type ethnographique autour d’un thème simple, filmer une activité pendant une année entière, afin de faire ressortir le cycle complet de ses différentes phases. Il commence avec Les quatre saisons du berger qui retracent la vie dans les alpages des Hautes-Pyrénées. Puis, l’année dernière il nous donne Les quatre saisons entre Marennes et Oleron dont on peut affirmer qu’il est le meilleur documentaire jamais réalisé sur l’ostréiculture saintongeaise: il n’est pas uniquement technique, comme souvent on réduit un métier à quelques gestes spectaculaires, il sait évoquer l’atmosphère si particulière du bassin, à la fois sa beauté, sa richesse humaine et sa poésie. Exceptionnellement, en seconde partie, Quatre saisons entre Marennes et Oleron vous sera présenté; je suis sûr que l’accueil que vous lui réserverez sera à la hauteur de ce prix de l’Académie.