François Rivière pour l’ensemble de son œuvre

Rapport de Marie-Dominique Montel

François Rivière est un écrivain merveilleux qui a la gentillesse de nous donner les clés du bonheur. Sa recette est infaillible, pas accessible à tout le monde, mais heureusement elle est à la portée de la plupart d’entre nous dans cette salle : il suffit de grandir dans une ville où l’on peut rencontrer les héros de la bibliothèque rose au coin de sa rue, Hercule Poirot dans les arènes, Sherlock Holmes sur les rives de la Charente ou Peter Pan, sur le parvis de Saint-Eutrope. Bref, la cité en question ne vous est pas inconnue ; et les amitiés solides qu’il y a forgées avec les héros de ses lectures sont un secret qu’il partage volontiers. Le très joli livre qui raconte son enfance à Saintes s’appelle Un personnage romans (romans au pluriel). Et dans Le Club de la rue Morgue , il relate la suite des ses rencontres avec les grands détectives de la littérature policière. François Rivière ne quitte ses héros préférés que pour en inventer lui-même, en particulier avec ses complices de la bande dessinée dont il est l’un des auteurs les plus prolifiques aujourd’hui, ou pour écrire de passionnantes biographies de leurs auteurs (Agatha Chrisitie, Edgar P. Jacobs, l’homme de Blake et Mortimer, Frederic Dard, Jules Verne, Enid Blyton, J.K Barie, l’auteur de Peter Pan). La liste des ses ouvrages couvre plusieurs pages. Dans le domaine de la bande dessinée, disons qu’avec Le Floc’h il est le créateur d’Olivia Sturgess et de Francis Albany et qu’ils viennent d’écrire à quatre mains les Chroniques d’Olivier Alban. Son prochain livre s’appellera Les Héros de notre enfance. Je serais tentée de croire que François Rivière est lui-même un héros de roman. Puisque tous ses amis le sont. Et il nous rend tellement heureux de les fréquenter en sa compagnie qu’il a bien mérité d’être aujourd’hui notre héros à nous.