Bruno Dubois pour ses découvertes sur la maladie d’Alzheimer

Bruno Dubois pour ses découvertes sur la maladie d’Alzheimer

dubois-photo2Rapport de Didier Néraudeau

Bruno Dubois est né le 11 avril 1952 à Boulogne Billancourt (92), mais a passé une bonne partie de son enfance en Saintonge, dans la région de Saujon. Il est professeur de Neurologie à l’Hôpital de la Salpêtrière, responsable de la clinique des Maladies Cognitives et Comportementales et du futur Institut Alzheimer de l’Assistance Publique dans cet hôpital. Il est aussi Directeur de l’Unité de Recherche Inserm U610 consacrée aux bases neurales des grandes fonctions du cerveau (mémoire, planification, comportement…) et membre du Comité de Direction de l’Institut Fédératif de Recherche de cet hôpital. Il est coordinateur du Centre Mémoire de Ressources et de Recherche (CMRR) de la région Ile-de-France et Président du Comité Scientifique de l’Association France Alzheimer et de l’IFRAD (International Fund Raising for Alzheimer’s disease).
Il est également Président du GRECO, Consultant pour le Programme « Human Frontier », Expert à l’Agence Française du Médicament et Membre de l’European Alzheimer Disease Consortium (EADC). Il a publié de nombreux travaux sur la neuropsychologie de la mémoire, des fonctions exécutives, de la motivation et de la prise de décision et sur la neuropharmacologie des affections neuro-dégénératives et en particulier de la maladie d’Alzheimer.
Les travaux récents du Dr Dubois sur la Maladie d’Alzheimer, publiés dans la prestigieuse revue scientifique The Lancet, vont permettre une plus grande précocité du diagnostic et rendre possible l’application de moyens thérapeutiques améliorant les probabilités de stopper, voire de guérir, cette affection terriblement invalidante.

Accueil du Professeur Bruno DUBOIS par Didier NÉRAUDEAU

Issu d’une dynastie de médecins charentais, Bruno Dubois est né en 1952 et il a passé une bonne partie de son enfance, avec ses frères et sœurs, à Saujon. Il était, nous dit-on, champion de cache-cache, de vélo et enfant de chœur irréprochable. Il est, aujourd’hui, professeur de Neurologie à l’Hôpital de la Salpêtrière, à Paris, responsable de la clinique des Maladies Cognitives et Comportementales et du futur Institut Alzheimer de l’Assistance Publique.
Il est aussi Directeur de Recherche à l’Inserm, spécialiste des grandes fonctions du cerveau (comme la mémoire). Il est enfin Président du Comité Scientifique de l’Association France Alzheimer et de l’International Fund Raising for Alzheimer’s disease.
Les recherches qu’il dirige ont fait, cette année la première page de journaux comme Le Monde ou le Figaro… Et pour cause, ces travaux sur la Maladie d’Alzheimer, (publiés initialement dans la prestigieuse revue scientifique internationale The Lancet), vont permettre un diagnostic plus précoce et rendre possible l’application de nouveaux traitements améliorant les probabilités de stopper, voire de guérir, cette affection terriblement invalidante.
La maladie d’Alzheimer, la plus répandue des affections neurodégénératives, est aussi la plus mal connue. Car si toutes les étapes, ce que le Bruno Dubois appelle la « cascade biologique » sont identifiées, la cause de son apparition reste une énigme. Or il existe aujourd’hui, selon le Professeur Dubois, un faisceau de preuves qui indiquent que les processus d’altération du cerveau sont en marche, grâce à des moyens d’investigation médicale qui n’existaient pas il y a peu, comme l’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM), et la tomographie par émission de positons ou TEP.
L’association de ces examens avec des tests de mémoire très précis peut désormais permettre de déceler bien plus tôt l’enchaînement des lésions cérébrales. Un progrès très encourageant qui a été salué unanimement par la communauté médicale internationale.

Le professeur Bruno DUBOIS remercie chaleureusement et en quelques mots, brosse une description claire et imagée de cette maladie, des différentes orientations de ses recherche et de ses espoirs pour l’avenir.