Compagnie Rouge Crinoline pour la pièce « Les Voyages imaginaires »

Compagnie Rouge Crinoline pour la pièce « Les Voyages imaginaires »

Rapport d’Alain Quella-Villéger

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Au mois de juin 2008, je me rendais près de Mauzé-sur-le-Mignon dans la petite église de Notre-Dame de Dé, afin de prendre le large avec Les Voyages imaginaires de Sophie Brillouet et la compagnie « Rouge Crinoline », avec pour compagnons de voyage : Champlain, Caillié et Loti.
Créée en 2004, basée à Saint-Georges du Bois, Rouge Crinoline entend mélanger les genres, du cabaret populaire au lyrique, du « théâtre élitaire pour tous » (Antoine Vitez) : rouge, comme la vie, le sang, la passion, les rideaux de théâtre. La crinoline, parce qu’elle soutient, maintient et donne une forme au costume, au vêtement féminin Structure cachée sans laquelle la matière ne serait rien. Théâtre au sens classique du terme, avec ses dialogues, ses monologues, ses surprises, mais théâtre ouvert au chant et à la musique jouée (guitare et accordéon), à la chorégraphie. Sophie Brillouet, qui fait par ailleurs une carrière de comédienne, met en scène dans Les Voyages imaginaires : Vera Gardel, Thierry Jennaud, Priscilia Boussiquet, Guylène Pichot.
Le tableau sur Champlain constitue l’ouverture du spectacle, mêlant des chants d’Indien, des extraits de ses « Voyages », Champlain parle : « Mes amis, partir est une fête. J’ai fêté ma vie dans un tourbillon de voyages. Dix-neuf fois, j’ai traversé l’Atlantique. […] La vague, la Grande Vague, a chuchoté à mon oreille : ‘‘Viens Champlain. C’est la vie nerveuse, la vie tendue, intrépide et tressaillante, sauvage et mystérieuse qui te veut. Elle t’a choisi, toi, l’enfant de Brouage, pour devenir un pionnier.’’ Et pas n’importe lequel : navigateur, certes soldat, diplomate, mais aussi cosmographe dessinateur, géographe, ethnographe, et même écrivain.