La ligue pour la protection des Oiseaux pour son centième anniversaire

La ligue pour la protection des Oiseaux pour son centième anniversaire

La-ligue-pour-la-Protection-des-oiseauxRapport d’Alain Braastad

Enfants, juste après la guerre, nous passions nos grandes vacances dans une petite maison au milieu des pins près du dolmen de Garde-Epée sur la commune de Saint-Brice en Charente. Il n’y avait pas d’eau courante et nous, les enfants, devions faire les corvées d’eau. Il fallait traverser le chemin et entrer dans la propriété de notre oncle Jacques Delamain (le négociant ornithologue) à La Branderaie. Passée la grille, nous empruntions une magnifique allée de grands pins sylvestres, dénommée l’Allée gothique, qui nous conduisait à une source au milieu des rhododendrons sauvages.
A l’entrée du chemin, une pancarte en fer émaillé aux caractères blancs sur un fond bleu indiquait aux passants que le site était un Refuge pour les Oiseaux placé sous la sauvegarde de la Ligue Française pour la Protection des Oiseaux. Ce refuge a dû être un des tout premiers en France puisque la LPO, fondé en 1912, fête cette année ses 100 ans, 100 ans de combat, 100 ans de détermination, 100 ans d’actions pour la Nature.
Depuis 1977, le siège de la Ligue pour la Protection des Oiseaux est à Rochefort. La LPO est l’une des premières associations de protection de la nature en France. Elle compte 140 salariés, 5.000 bénévoles actifs et 45.000 adhérents. Elle est affiliée à la Bird Life International qui regroupe 100 organisations soit 2,3 millions d’adhérents dans le monde. En France, elle est présente dans 71 départements. Sa vocation première est la protection des oiseaux mais elle agit de plus en plus pour la sauvegarde de la biodiversité. Ses buts sont la conservation et le respect du vivant, la protection des espèces, des espaces, l’éducation et la sensibilisation. Ainsi, la LPO compte actuellement 17.500 refuges sur 35.000 ha, c’est le premier réseau français de jardins écologiques. Elle gère de nombreux sites sensibles : 20.000 ha en milieux naturels soit 130 sites dans 21 régions. Et en Charente Maritime où elle est très implantée, les marais de Landelène et ceux du Nord-Rochefortais (Voutron, Fouras), les réserves naturelles (baie d’Aiguillon, marais d’Yves, de Lilleau des Niges en Ré), le marais de Moeze-Oléron et et la station de lagunage de Rochefort.