Jean-Jacques Bernard et Olivier Doat, pour leur film « André Bazin, le grand critique de cinéma charentais »

Jean-Jacques Bernard et Olivier Doat, pour leur film « André Bazin, le grand critique de cinéma charentais »

Prix Jehan Delatour de Geay

Jean-Jacques Bernard et Olivier Doat, pour leur film « André Bazin, le grand critique de cinéma charentais »

Rapport : Bernard Mounier

Jean-Jacques Bernard et Olivier Doat Jean-Jacques Bernard et Olivier Doat ont réalisé un film documentaire de 52’, vibrant hommage à André Bazin, un des plus grands critiques de cinéma de l’époque contemporaine, inspirateur des cinéastes de la Nouvelle Vague, co-fondateur des Cahiers du Cinéma.

Arrivé à La Rochelle à l’âge de 5 ans, Bazin y passe son bac et suit les cours à l’Ecole Normale où il échoue au concours. Dégouté, il monte à Paris. Passionné de cinéma, il multiplie, à partir de 1943, les critiques de films que les grands journaux s’arrachent bientôt, tant elles sont acérées, justes, réelles et convaincantes (plus de 2 500 lui sont attribuées). Il revient souvent à La Rochelle où son père, employé de banque, avait créé, dès 1947, l’un des premiers ciné-clubs de France, La Lanterne magique, dont il devient le parrain d’honneur. En 1949, Le journaliste rochelais Jean-Louis Rieupeyrout écrit dans Sud-Ouest : « J’allais le saluer dans la maison de ses parents, près du Dragon, à son retour de Biarritz où venait de se dérouler le festival du film maudit présidé par Jean Cocteau. Je le trouvais en famille, accompagné d’un adolescent qu’il me présenta : François Truffaut… ». Car Bazin s’était pris d’amitié pour ce dernier et pour ses amis : Rohmer, Chabrol, Godard, Rivette…

Sans avoir eu le temps de réaliser son documentaire sur les églises romanes d’Aunis-Saintonge, Bazin meurt d’une leucémie à 40 ans, en 1958, le premier jour du tournage des 400 coups . Le film de Bernard et Doat, parsemé d’extraits de films dont Bazin a parlé, lui redonne justement la vie.