Guy Martinière et Jean-Bernard Vaultier pour le livre « Les Voyageurs charentais et la redécouverte des Amériques »

Guy Martinière et Jean-Bernard Vaultier pour le livre « Les Voyageurs charentais et la redécouverte des Amériques »

Prix Champlain

Guy Martinière et Jean-Bernard Vaultier pour le livre « Les Voyageurs charentais et la redécouverte des Amériques » (Le Croit vif / Indes savantes)

Rapport : Alain Quella-Villéger

Guy Martinière et Jean-Bernard Vaultier Ce prix est en quelque sorte une suite logique à celui remis l’an passé à Olivier Desgranges pour sa publication autour des papiers Lesson et s’inscrit dans la vision d’une région ouverte sur le vaste monde, poreuse et curieuse. Cette année, nous récompensons la direction jumelle d’un ouvrage collectif par Guy Martinière et Jean-Bernard Vaultier : le doyen et le doctorant, en quelque sorte ! Le premier, qui a grandement porté la naissance de l’Université de La Rochelle, est devenu définitivement rochelais ; le second a passé à l’Astrolabe comme au muséum de cette ville de nombreuses années professionnelles et soutenu en 2009 une thèse précieuse pour la connaissance des sociétés savantes de notre département au XIXe siècle.

Quant aux Voyageurs charentais et la redécouverte des Amériques, au XVIIIe et XIXe siècles, voilà un livre qui offre un beau programme de voyage. Nous y retrouvons des explorateurs déjà bien visibles dans notre histoire régionale, comme Lesson justement, ou bien Aimé Bonpland auquel Guy Martinière s’est par ailleurs beaucoup intéressé, Alcide d’Orbigny aussi, et d’autres moins connus du grand public dont Jean-René Quoy, Henri Coudreau, Élisée Trivier. Ce livre nous emmène avec eux sur les rives du rio de La Plata, en Amazonie, à Cayenne, à Lima, au Cap Horn.

Quel rapport avec un prix dédié à Champlain ? Cette publication fait partie d’un programme de recherches lancé à la fin des années 90 à l’Université de La Rochelle, sur les découvertes et explorations du Nouveau Monde, de l’Amérique latine à la Nouvelle-France, du Mississipi au Québec. C’est donc aussi cette présence française sur le sol américain, dans sa couleur saintongeaise, qui est ici saluée grâce à ces travaux passionnants.