Michelle Le Brozec, présidente de la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime

Michelle Le Brozec, présidente de la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime

Prix de la Ville de Saintes

Michelle Le Brozec, présidente de la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime

Rapport : Alain Michaud

Michelle Le Brozec 2019-2020 : deux années durant lesquelles la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime a vécu des moments importants et émouvants de sa longue existence : elle a fêté brillamment les 180 ans de sa naissance (âge canonique, pour ne pas dire archéologique !) sous le roi Louis-Philippe en 1839. Et l’année 2020 correspond au passage de témoin de Michelle Le Brozec, après dix ans d’une présidence étonnement remplie.

Originaire de Charente, Michelle Le Brozec est l’ancienne présidente de la Fédération départementale de tourisme des Côtes d’Armor. « Échanger, dit-elle, travailler ensemble, permet d’avancer, d’enrichir les travaux respectifs de chacun… grâce aux passionnés de l’histoire et du patrimoine qui constituent un maillage essentiel pour la protection et la mise en valeur des sites et des monuments ». D’où l’ouverture vers d’autres sociétés, l’impulsion, la création, le maillage de toutes sortes de manifestations et d’activités, comme celle d’un Observatoire du patrimoine de Saintonge, en liaison avec les sociétés des Amis des musées et Médiactions, comme encore le rattachement à l’association de l’atelier de sculpture de l’Atelier du patrimoine de Saintonge et tout cela sans renoncer bien sûr aux visites, fouilles et communications existantes.

Ainsi, la Société s’est-elle modernisée, a multiplié les partenariats et soutenu l’immense travail de fouilles – plus de douze ans ! – des aqueducs de Mediolanum. Aujourd’hui, la société a en chantier un important ouvrage sur les voies romaines de Saintonge qui prolonge la belle exposition réalisée en 2012 en partenariat avec le musée archéologique et la médiathèque de Saintes, en lien avec le laboratoire Ausonius (CNRS/ Université de Bordeaux-Montaigne).

Un dernier mot qui dira l’importance de l’œuvre accomplie : le bulletin annuel de la Société est passé d’une trentaine de pages dans les années 70 à environ 200 cette année ! Si Michelle quitte la présidence de la Société, elle continuera de la vivifier au sein du conseil d’administration où nous la maintiendrons : nous pouvons lui faire confiance pour cela.