Jacques-Edmond Machefert, pour « Saintes Frayeurs »

Jacques-Edmond Machefert, pour « Saintes Frayeurs »

Prix Madeleine La Bruyère

Jacques-Edmond Machefert, pour Saintes Frayeurs (Les Indes savantes, 2019)

Rapport : Pierre Dumousseau

Jacques-Edmond Machefert Né à Saintes en 1946, lauréat du Salon International de la Recherche Photographique, réalisateur vidéo, animateur pendant dix ans d’une émission de jazz, créateur d’un site pour la défense du patrimoine populaire local (son village de Breuillet), Jacques-Edmond Machefert a longtemps « sévi » dans le monde de l’audiovisuel. Une sélection au festival de Biarritz pour un film de formation et un reportage sur les racines du vaudou, constituent les temps forts de cette période.

En 1996, sans pour autant abandonner sa passion pour l’image, il « entre en littérature » et publie Oh ! Marylou, évocation nostalgique et gourmande des années 60, avec une préface de Jean-Louis Foulquier. Ce premier roman est suivi par un conte fantastique fortement épicé, La Gabiroute, puis par une savoureuse saga familiale et villageoise : Roméo et Scarlatine. Suivront quelques nouvelles et enfin une série de « polars » teinté d’un humour parfois sarcastique, tous localisés en terre saintongeaise (Royan Garden-blues, Les Anges de la Coubre).

Son dernier roman, Saintes Frayeurs, est directement inspiré d’un fait divers qui, comme on dit, « défraya la chronique » régionale, et même nationale dans les années soixante : l’affaire de « l’assassin de la pleine lune » qui demeure encore présente dans la mémoire de nombreux saintongeais. Mais Jacques-Edmond Machefert reste avant tout un conteur, quelqu’un qui aime raconter des histoires et cherche à les faire vivre. Chaque nouvelle publication est pour lui l’occasion d’une nouvelle conférence-spectacle, avec projection d’images ou diffusion de sources sonores (musiques de jazz entre autres), allant jusqu’à la mise-en-scène d’un procès d’assise avec le public.

Avec Saintes Frayeurs, il a parcouru quantité de médiathèques et de salles polyvalentes à travers toute la Saintonge, rencontrant à chaque fois un public captivé et souvent personnellement impliqué dans l’histoire réelle. C’est ce lien avec le « spectacle vivant » que je tenais aussi à souligner.