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Nom : Doussinet
Prénom : Raymond
Membre depuis : 1964-1978
Le grand folkloriste charentais (Torsac 1899 - Vaux-sur-Mer 1978). Instituteur rural à Bréville de 1922 à 1954 où il laisse un souvenir inoubliable, il pratique le patois dans son école. Dans Xaintonge (no 1), il est qualifié « d'instituteur rebelle » car « il n'a pas usé de la grande règle pour taper sur les doigts des enfants qui ne parlaient pas coum o faut ». II participe à la revue pédagogique Études locales fondée par Talbert. Mainteneur du patois avec Le Patois savoureux de Saintonge paru en 1958, il obtient le prix Chasseloup-Laubat de l'Académie de Saintonge. Auteur d'une véritable anthologie du parler saintongeais avec Le Paysan saintongeais dans ses bots (1963), Les Travaux et les jeux en vieille Saintonge (1967) et la Grammaire saintongeaise (1971), tous parus chez Rupella dont ils symbolisent le grand moment de réussite. En 1964, il est élu à l'Académie de Saintonge et devient membre de l'Académie d'Angoumois. Raymond Doussinet reste un exemple de savant philologue et de vulgarisateur saintongeais : il participe à la résurrection du journal Le Subiet et signe une oeuvre dont « la richesse d'évocation et la méthode d'investigation perspicace, prudente et patiente font le plus précieux trésor de dialectale parlure que nous avons », selon Maurice Rat. « Olé tin houme qui meune pas de brut » cet homme à la modestie et à la gentillesse légendaires disait : « je ne suis qu'un Saintongeais dont le coeur est plein de sa Saintonge, un Charentais heureux de rendre hommage à ses Charentes. »
Membre de l'Académie de 1964 à 1978.