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Nom : Nanteuil
Prénom : Jacques
Membre depuis : 1959-1966
(Gaston Giraudias, dit) Ecrivain régionaliste (Palluau 1878 - Niort 1967). Employé de l'administration de l'Enregistrement, très vite il se découvre un véritable talent d'écrivain, entre l'histoire et les traditions familiales. Celles-ci d'ailleurs le suscitent puisqu'il y consacre une grande part de ses recherches et qu'elles deviendront l'objet d'articles ou de livres. Du côté de sa mère, c'est la Vendée profonde qui lui inspire L'Enfant perdu dans la forêt (Lussaud, Fontenay-leComte, 1964), ainsi qu'un intérêt constant pour La Rochejaquelein. Mais c'est surtout côté paternel qu'il se tourne. Les Giraudias viennent de Noirétable et le premier à quitter l'Auvergne, vers 1760, comme de très nombreux artisans du bâtiment à l'époque, et jusque vers les années 1830, est un scieur de long, Jean, attiré par Saintes où il trouve du travail... et une femme qui lui apportera un lopin de vigne. Leurs petits-enfants connaîtront de belles carrières, à l'instar du grand-père de Gaston Giraudias, avocat à Saintes et membre du conseil municipal. Cette tradition Giraudias restera toujours présente dans l'ouvre de Jacques Nanteuil (du nom d'un village proche de La Mothe-Saint-Héray dont son oncle, notaire, sera maire et conseiller général). L'un de ses derniers textes, non publié, sera même consacré à Deux Siècles de l'histoire d'une famille (1760-1960), les Giraudias Saintongeais d'Auvergne. Comme si la famille Giraudias figurait le propre itinéraire de Jacques Nanteuil, de Saintes vers les Deux-Sèvres, son œuvre trouve sa focale autour du Marais poitevin considéré par lui comme le lien entre le Poitou de sa mère et la Saintonge de son père. Ses ouvrages les plus célèbres sont en effet Sur les Chemins d'eau Sèvre niortaise et Marais poitevin, préfacé par Ernest Pérochon et illustré de gravures de Louis Suire (Rose des vents, La Rochelle, 1942) et A Travers la Saintonge romane illustré de lithographies d'Hélène Giraudias (Nicolas, Niort, 1960), en plus de très nombreux titres consacrés aux marais de Sèvre et aux Deux-Sèvres (Notre Pays de Sèvre, 1943; Niort et ses environs, 1947; Le Val de Sèvre, 1949, etc.). Ce tropisme saintongeais se révèle étonnamment à travers la personne de René Caillié, fils de Sèvre et homme de Saintonge, dont Jacques Nanteuil donnera plus de quatre biographies successives, à commencer par la plus accomplie, La Vie de René Caillié, vainqueur de Tombouctou (Pion, 1928). Cette attirance fera de lui un des membres les plus assidus du jury du prix de Saintonge (créé en 1935 par la revue Pays d'Ouest) jusqu'au moment où il fusionnera avec l'Académie de Saintonge (1959). Membre de l'Académie de 1959 à 1966.