Philippe Lelaurain pour la création du Musée de la poche de Royan, au Gua

Rapport de Christian Genet

 

Le musée de la poche de Royan apparaît comme l’ceuvre concrète d’une passion commune. Celle de deux copains, Alain Dodat et Philippe Lelaurain, deux collectionneurs de matériels militaires de la Seconde Guerre mondiale. Mais cette passion s’est rapidement orientée vers un domaine précis, celui de l’histoire de l’occupation allemande de Royan. La découverte de nombreux documents de cette époque sombre enrichissent alors une collection déjà importante. Puis l’idée leur est venue, tout naturellement, de réunir leurs collections et de les ouvrir au public qui séjourne dans la presqu’île d’Arvert. De cette volonté commune est né le musée de la poche de Royan, inauguré le 15 mai 1990. Implantés au Gua, au bord de la route de Rochefort à Royan, de vastes bâtiments s’étendent sur 1500 m2. Parmi le matériel militaire très diversifié, allant de l’imposant char américain de 35 tonnes à la modeste bicyclette du fantassin allemand, s’alignent de nombreux panneaux d’exposition. Plus de 500 photographies montrent les divers aspects de Royan occupée, Royan bombardée, Royan libérée. Le musée restitue aussi de façon attrayante quelques grands moments de la guerre. Des étrangers le fréquentent, tant Britanniques qu’Allemands, ceux-ci revenant avec une pointe de nostalgie aux pieds du Mur de l’Atlantique. Philippe Lelaurain les guide parmi les nombreux souvenirs historiques dans son musée qu’il administre seul depuis le décès d’Alain Dodat, cet ami disparu qu’il convient d’associer, aujourd’hui, à la récompense donnée par l’Académie de Saintonge.