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Nom : Moisy
Prénom : Pierre
Membre depuis : 1970-1975
Historien de l'art (Montluçon 1912 - Strasbourg 1975). Ses parents sont de souche charentaise. Son père, officier de carrière, meurt en 1918. Il grandit à La Rochelle et, pendant toute sa vie, la maison de sa jeunesse reste son port d'attache. Admis à Normale-sup en 1931, agrégé de lettres classiques en 1935, docteur ès lettres en 1955 avec une thèse sur Les Églises des jésuites de l'ancienne assistance en France, dès 1937, il est professeur à l'institut français de Berlin, puis de Varsovie en 1938, et commence une carrière qui se déroulera à l'étranger jusqu'en 1966. La mobilisation et la captivité en interrompent le cours, mais ne condamnent pas à l'inertie intellectuelle. «Aux armées, décembre 1939 », il signe l'avant-propos du Catalogue du musée de peinture de La Rochelle, dont il a été conservateur-adjoint. A l'Oflag, il traduit La Quête du SaintGraal et écrit des poèmes dont certains seront insérés dans un recueil publié en 1973: P(ierre) M(oisy) R(ochelais), Vers surannés et proses démodées. À la mémoire de Jean de Sponde, poète rochelais (Rupellae AD 1973). À son retour de captivité, l'Académie française lui décerne un prix destiné aux prisonniers de guerre pour « leur œuvre littéraire et leur travail social dans les camps ». En 1946, il reprend le cours de sa carrière à l'étranger directeur-adjoint de l'institut français de Vienne, puis conseiller culturel de l'ambassade de France à Varsovie en 1948, à Copenhague en 1951, à Vienne en 1956, à Bonn en 1962. En 1966, nommé recteur de l'académie de Poitiers, il revient au pays de ses origines. L'université de Poitiers se développe sous sa direcLion. À La Rochelle, il crée un IUT en 1968, et fait construire la première résidence universitaire. Il donne une vive impulsion aux _travaux de la commission régionale Poitou-Charentes de l'inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, dont il est vice-président. En 1971, son état de santé le contraint à renoncer à ses fonctions rectorales. Après une longue période de repos, il est nommé professeur d'histoire de l'art à l'université de Strasbourg où il meurt en 1975. Dans le vaste champ de ses recherches, de nombreux articles témoignent de la constance de son attachement à l'Aunis et à la Saintonge. En 1970, il organise la célébration du cent cinquantième anniversaire de la naissance d'Eugène Fromentin, dont il édite Les Maîtres d'autrefois en 1972. Il était membre de l'Académie de La Rochelle. Membre correspondant de l'Académie de Saintonge en 1968, la petite histoire retiendra que son élection en 1970, en remplacement de Jean Verwaest, fut annoncée en séance publique avant qu'elle ne soit officiellement réalisée, Pierre-Henri Simon ayant confondu (volontairement ?) cooptation d'un correspondant et élection d'un académicien (d'après la notice établie par Françoise Giteau). Membre de l'Académie de 1970 à 1975.